Top 14 - Le Racing 92 a fait une mi-temps de Travers

  • L’ouvreur écossais fait partie des remplaçants entrés à la mi-temps qui ont permis au Racing 92 de l’emporter. Finn Russell a une nouvelle fois apporté toute sa science…
    L’ouvreur écossais fait partie des remplaçants entrés à la mi-temps qui ont permis au Racing 92 de l’emporter. Finn Russell a une nouvelle fois apporté toute sa science… Icon Sport - Icon Sport
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Inexistants voire apathiques dans le premier acte, les Racingmen ont fini par s’imposer avec le bonus offensif en inscrivant plus de quarante points. Les six changements décidés par Laurent Travers dès la mi-temps en sont la clé.

Toc-toc, tout se passe bien ? Vous auriez sans doute aimé entrer discrètement dans le vestiaire du Racing 92, mené à la mi-temps 14-13, sur son terrain, par une équipe de Perpignan réglée sur mode rugby champagne, relançant tous les ballons et franchissant, parfois comme dans du beurre la défense francilienne, aux abonnés absents. Nous aussi. Malheureusement, personne n’eut cette chance, ni même l’opportunité de questionner le manager francilien après le match en conférence de presse sur la teneur de son discours à la pause ou sur ses choix de reléguer sur le banc pas un mais six joueurs et non des moindres (Camille Chat par exemple n’est pas réapparu dans le second acte). C’est Philippe Doussy, son adjoint, qui s’est adonné à la tâche, justifiant les décisions du staff comme nécessaires pour « redynamiser l’équipe ». « On a dit aux joueurs à la mi-temps qu’on serait en vacances à 19 heures et pas avant. Ce n’est pas possible à la maison de subir comme on l’a fait. »

Il faut dire que les quarante premières minutes des Ciel et Blanc ont dû plus qu’agacer l’ancien du CA Sarlat, sur la lignée de la fin de match à Brive. Incapables de garder la possession sur de longues séquences, particulièrement maladroits, Antoine Gibert et les siens se faisaient balader par des Catalans sans complexes, tranchants, pour le mieux séduisants dans le jeu à défaut d’être tueurs. Les Franciliens ne tenaient leur salut uniquement grâce à l’en-avant grossier du tout juste entré en jeu Halanukonuka, que Wenceslas Lauret punissait aussitôt en marquant en force un essai inespéré avant la pause.

Coaching gagnant

Déçu par son paquet d’avants et son numéro 10, Laurent Travers, décidait d’effectuer six changements dès la 40e minute. Un choix dur pour les sortants, mais concluant avec un essai dès la reprise. « Parfois il faut provoquer les choses, s’excusait presque Philippe Doussy. Tu peux coacher à la 60e, à la 40e il n’y a pas de loi. C’est comme ça, et ça a été bénéfique donc à partir de là il n’y a aucun problème ».

Le Racing joue les compétitions pour les gagner et ce n’est pas être pisse-froid que d’en attendre davantage et surtout de comprendre les raisons de ces trous d’air récurrents. « En une semaine, on n’a pas de baguette magique pour changer les choses, donc ce sont des processus qui vont prendre un peu plus de temps , répondait Doussy. Rendez-vous après les vacances, donc.

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Paul ARNOULD
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