XV de France - Les Bleus frappés de la marque des grands

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    Les Bleus frappés de la marque des grands
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Même ballottée, l’équipe de France a su trouver les ressources pour crucifier les Australiens samedi soir dans les ultimes minutes et s’offrir un onzième succès de rang. C’est aussi ce qui montre sa maturité et sa progression, à l’heure de relever le défi que vont lui imposer les champions du monde springboks.

Samedi, le XV de France a donc aligné son onzième succès de rang, un peu moins de seize mois après sa dernière défaite en Australie. Un record, un de plus. Pourtant face à ces mêmes Wallabies, les Bleus ont souffert. Ils ont parfois subi, ont souvent été contrés, ont aussi été à deux doigts de s’incliner… Mais ils n’ont pas rompu et ont même su achever leur adversaire à trois minutes du terme, d’un sublime exploit de Damian Penaud qui vient rappeler combien notre équipe nationale compte de talents uniques en cette génération dorée. Ces mecs, si séduisants et romantiques au début du mandat de Fabien Galthié, sont devenus des tueurs froids et imperturbables.

Ce match, ils l’auraient à coup sûr perdu, voilà encore moins de deux ans, comme cela leur est arrivé à plusieurs reprises. Que chacun se le dise, cette équipe de France ne sait plus perdre et c’est tant mieux. Même moche, même en tremblant, même quand Antoine Dupont et certains de ses potes ne sont pas dans un grand soir, elle gagne. "À notre niveau, gagner les matchs est la mission principale, clame Fabien Galthié. Ça donne de la confiance, ça valide la méthode de travail. […] Il y a un cercle vertueux autour de cette équipe de France." Lequel valide forcément sa construction. Assurer un succès face à une belle équipe, lorsque tous les ingrédients ne sont pas réunis, c’est justement la marque des grands. "Il y a quelque temps, le XV de France avait plutôt tendance à perdre ce genre de match, explique Thibaud Flament. Même si ce n’est que d’un point, l’emporter est toujours positif." Parce que toute formation grandit plus vite dans la victoire. Et celle de samedi soir révèle un caractère indéniable et une assurance salvatrice.

"Un peu une finale de Coupe du monde"

Le bilan, pour un premier match de tournée automnale, est donc prometteur. Il faut se rappeler que, l’an passé à la même époque, les Bleus avaient déjà été poussifs à l’heure de dominer les Pumas au Stade de France, avant de monter en puissance pour finir en apothéose contre la Nouvelle-Zélande. Le truc ? C’est que les All Blacks servaient alors de dessert pour le menu de novembre quand, cette fois, le gros morceau springbok arrive en plat de résistance. Et, sans manquer de respect à des Australiens étonnants à Saint-Denis, ce sera un tout autre calibre, notamment physique.

En effet, les Sud-Africains ont construit leur titre de champion du monde en 2019 sur la puissance d’un paquet d’avants redoutable. "On sait que c’est une équipe très frontale, place Flament. On s’attend à un énorme combat. Ce sera encore un gros défi." D’autant que c’est la seule nation majeure qui manque au tableau de chasse de l’ère Galthié. "C’est une équipe que nous n’avons pas encore croisée, poursuit le deuxième ligne. Elle fait figure de référence." Voilà pourquoi le staff a tenté des paris, concernant certains de ses cadres à court de compétition, qui se sont avérés payants. C’était sûrement vital avant l’objectif majeur. Galthié l’annonce : "Pour nous, ça ressemble un peu à une finale de Coupe du monde."

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