L’Italie s’offre enfin l’Australie

  • Ange Capuozzo, plaqué par Hunter Paisami et Darcy Swain, a porté, une nouvelle fois, l’Italie vers les sommets. Photo Icon Sport
    Ange Capuozzo, plaqué par Hunter Paisami et Darcy Swain, a porté, une nouvelle fois, l’Italie vers les sommets. Photo Icon Sport
Publié le

Quel exploit ! L’Italie s’est imposée (28-27) face à l’Australie pour la première fois en dix-huit confrontations. Les Azzurri ont notamment profité d’un doublé d’Ange Capuozzo.

Le sol a tremblé à Florence. Jusqu’à la dernière seconde, l’Italie a prié pour ne pas voir l’un de ses plus grands exploits partir en fumée. Dans le temps additionnel, alors que la Nazionale menait de six points (28-22), Cadeyrn Neville perçait le dernier rempart italien pour marquer le dernier essai et ramener les Wallabies à une longueur. Mais sur la transformation à vingt-cinq mètres excentrée sur la gauche, Ben Donaldson a craqué et a vu sa transformation passée à droite. Une déception irréelle pour l’Australie et une joie incommensurable pour les Transalpins, qui jusqu’au bout, auront été suspendus aux échecs de leurs buteurs… et à la classe d’Ange Capuozzo.

L’arrière toulousain a une nouvelle fois émerveillé. Après son action diabolique lors du succès au pays de Galles en mars dernier, Capuozzo a remis le couvert face aux Australiens. À la 25e minute, alors que l’Italie menait 10-3 grâce à un essai de Pierre Bruno, la ligne de trois-quarts s’est parfaitement accordée pour décaler l’ex-Grenoblois sur l’aile avant que ce dernier ne feinte la passe devant Tom Wright. L’Australie s’est faite emporter, pendant que Capuozzo plongeait. Quarante minutes plus tard, les Azzurri reproduisaient la même action dans les 22 mètres australiens et grâce à un jeu de passes digne de mouvements treizistes, envoyaient à nouveau le Toulousain à dame.

Quatorze points laissés au pied

Mais l’écart n’était à cet instant que de dix points (25-15). La faute à la botte tremblante de Tomaso Allan, qui avait remplacé à la hâte Paolo Garbisi quelques heures avant le coup d’envoi. Mais l’ouvreur des Harlequins a manqué quatre de ses huit tentatives avant de sortir sur blessure. Edoardo Padovani, son remplaçant, a lui aussi failli coûter la victoire à son équipe à cause d’une pénalité totalement dévissée à 40 mètres en face des perches. Heureusement pour l’arrière et ses coéquipiers, sa deuxième pénalité a fait mouche et a finalement permis de signer leur première victoire contre les Wallabies. "J’encadrerai ce maillot, les chaussures et tout objet pouvant me rappeler cette journée. Nous avons vécu des émotions indélébiles", savourait Lorenzo Cannone. Au total, l’Italie a manqué cinq coups de pied en dix tentatives, soit quatorze points. Un fardeau qui n’entrave pas la fierté de Niccolo Cannone : "Maintenant, profitons de la victoire et mettons-nous immédiatement au travail pour préparer l’Afrique du Sud : nous avons montré que nous pouvions obtenir des résultats importants." Pour l’Australie, en revanche, c’est la soupe à la grimace.

Tout est allé si vite pour Dave Rennie et ses hommes. En une semaine, les Australiens sont passés tout proches d’un exploit contre l’équipe de France à une défaite cinglante en Italie. Cinglante non par le score mais par la manière, où les Wallabies ont davantage été en réaction qu’en action. Malgré quatre essais (Wright, McReight, Robertson, Neville), les Wallabies ont été constamment menés et n’ont jamais imposé leur rythme. À l’inverse de la défaite "encourageante" subie contre la France, ce revers historique pourrait avoir de sérieuses conséquences pour Rennie et son staff.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Clément Labonne
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?