Repêchages Mondial 2023 : Portugal et États-Unis, sans surprise

  • Les Portugais de Vincent Pinto, auteur d’un doublé face au Kenya, sont à une victoire d’une nouvelle participation au Mondial. Photo Martin Dokoupil - World Rugby
    Les Portugais de Vincent Pinto, auteur d’un doublé face au Kenya, sont à une victoire d’une nouvelle participation au Mondial. Photo Martin Dokoupil - World Rugby
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Dans deux matchs à sens unique, le Portugal et les États-Unis ont largement battu le Kenya et Hong Kong. Les deux nations se disputeront le dernier billet pour la Coupe du monde 2023, ce vendredi, à Dubaï.

C’était la finale attendue, elle aura bien lieu vendredi à 16 h 30, à Dubaï (Emirats-arabes-unis). Le Portugal et les États-Unis vont batailler lors d’un match qui attribuera l’ultime ticket pour le Mondial 2023 en France. Du suspense ? Il n’y en a pas eu, du moins pas ce samedi. C’est au terme de deux matchs à sens unique que les deux nations sont parvenues à écarter le Kenya et Hong Kong, qui ont donc dit adieu à leur rêve. D’abord, ce fut Os Lobos, impressionnants de qualité et de vitesse, qui ont atomisé de pauvres Kenyans, dominés sur chaque secteur de jeu. Dès la 1re minute, un maul portugais écroulé dans l’en-but annonçait le début d’un cauchemar pour les Simbas. Débordés par la vitesse des centres et ailiers des Loups, ils ne se rendaient en plus pas la tâche facile avec le double carton jaune - et donc l’expulsion - de Juma. S’ils croyaient sauver l’honneur en première période en inscrivant un essai, ce dernier fut refusé et les Africains subissaient, tout le match, les attaques incessantes des coéquipiers du Palois Vincent Pinto, auteur d’un doublé. Au final, ce sont carrément treize essais qui ont été marqués par les Portugais, vainqueurs 85 à 0.

Dolan impressionné

Ce ne fut guère mieux du côté de Hong Kong. Les Dragons n’ont pu que subir la puissance ravageuse des États-Unis, juste après le premier match. Les Eagles, qui réussissaient à avancer sur chaque impact, n’ont laissé que des miettes à leurs adversaires, encaissant tout de même un essai en route. Pour le reste, ce fut encore une fois une démonstration, qui prouvait qu’États-Unis et Portugal étaient de loin les deux meilleures nations de ce tournoi de qualification. « Je suis content de là où nous en sommes en ce moment, je pense que nous nous améliorons dans certains domaines, témoignait Gary Gold, l’entraîneur en chef des Américains. Mais nous avons du pain sur la planche pour la "finale". Nous créons énormément d’occasions mais nous ne les terminons pas toujours. Nous devrons en profiter davantage de nos opportunités la semaine prochaine ». Tatillon quand on sait que les Etats-Uniens l’ont emporté 49 à 7. Malgré cela, les Etats-Unis se sentent tout de même monter en puissance : « Nous avions pris beaucoup de pénalités inutiles face au Kenya. Mais samedi, nous avons réglé tout cela », observait le joueur du match, Cam Dolan. Ce dernier fêtait d’ailleurs sa 62e sélection avec son pays, égalant ainsi Luke Gross au troisième rang des joueurs les plus capés dans l’histoire des Eagles.

Mais bien sûr, si les deux premiers week-ends à Dubaï ont été une formalité pour des nations telles que le Portugal et les États-Unis, les choses vont se corser vendredi, pour l’ultime rendez-vous, avec un duel aussi alléchant qu’indécis. Si le Portugal semble avoir fait la plus grosse impression, les États-Unis sont largement capables d’enrayer la machine lusitanienne. « Ils ont une belle équipe, très complète, présentait Dolan. Un gros pack devant, des trois-quarts très rapides et une charnière qui joue ensemble depuis un moment et qui savent comment diriger le jeu. Nous allons tenter de rester dans notre plan de jeu ».

Pour le Portugal, qui ne s’est qualifié qu’une seule fois pour une Coupe du monde (2007), l’histoire serait belle en cas de victoire, surtout au vu des rebondissements tout au long de cette campagne de qualification. « Ce serait grand de porter les couleurs du Portugal au Mondial car ça fait très longtemps que ce n’est pas arrivé et ça fera du bien au rugby portugais », reconnaissait le talonneur Mike Tadjer, dans des propos relayés par France Bleu.

Alors, États-Unis ou Portugal, qui sera qualifié et rejoindra la Géorgie, les Fidji, l’Australie et le pays de Galles au sein de la poule C ? Réponse dans cinq jours.

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Yanis GUILLOU
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