Pour Aurillac, c’est l’instant de vérité

  • Adriaan Coertzen et les Aurillacois veulent rester invaincus à domicile. Cela passe par une victoire face à Nevers ce vendredi.
    Adriaan Coertzen et les Aurillacois veulent rester invaincus à domicile. Cela passe par une victoire face à Nevers ce vendredi. Midi Olympique - Photo Stéphanie Biscaye
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Dans la lignée des dernières réceptions, Aurillac va devoir se montrer irréprochable face à un Nevers coupable d’un faux-pas dernièrement à la maison.

Il n’est pas question de faire un cours d’économie, mais si le Stade aurillacois veut conserver sa marge, il va devoir, encore et toujours, capitaliser sur ce qu’il sait faire de mieux à la maison : défendre sa ligne et être opportuniste. Dis comme ça, cela ne laisse pas rêveur quant au contenu, mais avant de mettre la charrue avant les bœufs il faut savoir raison garder.

Au sortir d’un premier tiers payant, comptablement bien sûr, les hommes de Roméo Gontineac n’ont guère le choix pour continuer de s’asseoir sur ce matelas de vingt-et-un points et éviter ainsi de regarder dans le rétroviseur. Il faut donc rester sur de la valeur sûre, limiter les risques et ne pas se tromper dans ses placements.

La venue de Nevers, c’est un peu comme l’ouverture de la bourse dans un contexte de marché incertain. On ne sait pas trop où placer ses billes, même si la tendance à domicile est favorable. D’autant plus que la matière première s’est dégradée sur des postes clés, mais heureusement, l’intérim a limité les pertes et l’investissement en deuxième ligne vient, on l’espère, de porter ses fruits.

Le Stade aurillacois est à ce jour à l’équilibre grâce à un coup magistral réalisé à Soyaux-Angoulême. Cinq victoires pour autant de défaites qui laissent entrevoir ce fol espoir de viser les places qualificatives (à cinq points du sixième), mais qui mettent surtout, et encore, les Cantaliens à l’abri du besoin (sept longueurs d’avance sur le premier relégable).

«Pour une fois, on a des choix à faire…»

Les victoires à la maison conditionnent tout cela et si se profilent Colomiers (6e) puis Vannes (4e) avant les fêtes de Noël, c’est bien la réception de Nevers qui sera révélatrice de la suite à donner à l’étude de marché locale. «Pour une fois, on a des choix à faire en deuxième ligne et troisième ligne. Ensuite, on a retrouvé les joueurs avec beaucoup d’énergie», indique Romeo Gontineac. Il est vrai que la semaine a été studieuse, appliquée et même engagée.

De l’énergie à revendre pour Aurillac qui doit aussi s’appliquer à mettre de l’ordre dans son rugby. «On sait que le match va être très dur. En plus, Nevers vient de perdre contre Vannes, donc ils viendront forcément avec des intentions. À nous de les empêcher de prendre des points, de défendre notre citadelle», insiste le technicien roumain.

Des Nivernais certainement remontés comme des pendules, qui n’ont certainement pas oublié le match amical et la défaite début août. En tout cas, Xavier Péméja saura le leur rappeler. Alors Aurillac est prévenu. Pas de place à l’approximation, mais bien à la discipline et au combat pour ce groupe qui a toujours su sortir le bleu de chauffe à Jean-Alric. Un Aurillac un peu plus armé d’ailleurs avec des retours de blessures importants et l’arrivée du deuxième ligne anglais Cameron Dodson.

Pour autant, il faudra monter le niveau d’un, voire deux crans pour contenir un prétendant, lui aussi, aux phases finales. Ce soir, c’est un nouveau défi que va devoir relever le Stade aurillacois. La marge de manœuvre reste fragile, mais le jeu en vaut largement la chandelle !

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Jean-Marc Authié
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