Béziers en eaux troubles après son revers à Vannes

  • Pierre Caillet (au centre) pourrait être écarté de ses fonctions de manager de l’ASBH en cas de mauvais résultat contre Rouen la semaine prochaine. La situation est critique pour des Biterrois, entrés dans la zone rouge ce week-end. Photo Icon Sport
    Pierre Caillet (au centre) pourrait être écarté de ses fonctions de manager de l’ASBH en cas de mauvais résultat contre Rouen la semaine prochaine. La situation est critique pour des Biterrois, entrés dans la zone rouge ce week-end. Photo Icon Sport
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L’énième échec dans les dernières minutes à Vannes plonge les Biterrois dans les profondeurs du classement soulevant des incohérences majeures et des conséquences inévitables.

La récidive fut douloureuse. Les mêmes maux rejaillissent fatalement auprès des Biterrois vaincus en Bretagne dans les ultimes instants. Une rengaine habituelle depuis la défaite traumatisante à Carcassonne en début de saison dans les arrêts de jeu. Tout cela découle d’un constat implacable et d’une descente aux enfers assez folle sur le plan comptable. Avec six défaites sur les sept dernières rencontres, dont trois dans leur antre de Raoul-Barrière, l’urgence se hisse à son apogée. Après ces considérations, quel est le fond du problème, entre des joueurs errant leurs doutes sur le pré et des choix stratégiques impliquant les cadres comme le staff dans l’approximation ? Les dirigeants ont prudemment choisi de poser un ultimatum auprès de Pierre Caillet. Des résultats face à Vannes et Rouen ainsi qu’une réaction d’orgueil parmi un bloc dantesque qui se dresse avant la trêve des confiseurs. Las, malgré ces invectives, Béziers démontra une volonté manifeste sur l’aspect défensif au stade de la Rabine, mais manquera cruellement d’autorité pour rafler la mise et sombrer dans le sprint final.

Autopsie d’un mal-être

Il convient de revenir à une intersaison bien calme et loin des tumultes engendrés par l’épisode Dominici, qui avait ravagé bien des strates sur et en dehors du terrain à une certaine époque. Avec un recrutement minimaliste, l’ASBH se targuait d’une continuité ainsi que d’une confiance placée auprès d’espoirs à leur avantage lors de l’exercice précédent. Un savant mélange qui ne carbure plus vraiment. En interne, les joueurs n’ont pas émis le désir de lâcher Pierre Caillet même si le pourcentage de succès est inférieur aux espérances et qu’un nombre substantiel de jeunes n’oublient pas que le technicien leur a permis d’éclore dans le monde professionnel. Le premier magistrat de la ville Robert Ménard a convoqué, à deux reprises depuis octobre, l’intégralité du sportif en catimini en proférant un discours musclé. Une première depuis que la municipalité s’est accaparée du club jusqu’à effectuer le déplacement en terre bretonne ce week-end en guise de soutien. Des leviers restés à ce jour figés comme simples intentions auprès des protagonistes.

Un arbitrage nécessaire ?

Les intéressés mutuels ne nient pas les impératifs. Jean-Michel Vidal, le co-président de l’ASBH, précise : « Je revendique déjà l’investissement des garçons. Bien sûr les scories polluent notre rugby. Je n’en veux pas à l’équipe d’avoir tenté de forcer le destin à Vannes, même si le scénario nous est encore défavorable »De quoi mettre l’accent sur l’exigence de points réclamés auprès de Pierre Caillet ? Il poursuit : « La vérité est que nous avons demandé de ne rien lâcher à Vanes et de gagner significativement Rouen. Si ce n’est pas le cas, nous serons alors dans l’obligation de bouger les lignes ». Sur le plan comptable, les Héraultais se situent désormais à la 15e place. Une situation inédite depuis décembre 2016. Un autre contexte qui avait coûté la tête de Manny Edmonds et Romain Carmignani. Pierre Caillet parviendra-t-il à inverser une tendance malheureuse et sauver sa place ? Le duel face à Rouen lors de la prochaine journée sera une attraction à bien des égards afin d’éviter le péril.

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Rémy Rugiero
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