Coup de blues agenais

  • Après sa défaite face à Oyonnax, Agen est cinquième de Pro D2.
    Après sa défaite face à Oyonnax, Agen est cinquième de Pro D2. Icon Sport - Icon Sport
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Toutes les conditions étaient réunies pour que le SUA garde sa deuxième position et revienne sur les pas d’Oyonnax. Mais cette équipe a montré ses limites contre le cador de Pro D2.

Personne ne s’attendait à cette petite prestation agenaise. Lors d’un match de cette envergure, avec un stade comble et une semaine de vacances pour revigorer les corps, le SUA se devait d’être à la hauteur. « Nous devons réaliser le match parfait » clamait d’ailleurs Bernard Goutta. Il faisait plutôt grise mine en venant en conférence de presse. « Nous sommes tombés sur une équipe plus forte que nous, je veux bien. Mais on n’a rien fait en première mi-temps. Rien du tout. On n’a pas réussi à imposer notre tempo, notre rythme, notre jeu… On a en plus été pris dans les collisions », confirme le manager. Oyonnax n’a pas la première défense de cette Pro D2 pour rien. Mais les Agenais n’ont rien fait pour la déstabiliser. « On a joué comme si on était un peu à l’extérieur. Ça commence à me gêner ça », poursuit Goutta.

Deux cellules d’avants, du jeu au pied de pression, un ballon écarté de temps en temps sur les perforateurs Sloan et Ramoka… Et puis c’est tout. Le jeu lot-et-garonnais était bien trop stéréotypé pour aller chercher quelconque résultat ce vendredi. « Même s’il y a eu une réaction d’orgueil en début de seconde période, cela ne suffit pas. Je suis déçu de la première mi-temps » s’entête l’ancien troisième ligne.

Manque de folie

Le SUA base son jeu sur la force de ses avants. Alors lorsqu’ils sont dominés, difficile de mettre en place quoi que ce soit. « J’avais prévenu mes joueurs, il y avait trois guerres à gagner. Celle aérienne, celle du sol et celle du territoire. On a perdu les trois. » Le constat est partagé par Jean-Marcellin Buttin et Théo Idjellidaine. Ce dernier estime d’ailleurs qu’il « faut savoir jouer ces petits coups. Saisir les opportunités ».

« Il te faut mettre plus de folie, plus tenir le ballon. Et surtout construire le match. Provoquer l’adversaire et ne pas se laisser manœuvrer comme ils l’ont fait » conclut le Catalan. Bref, dans les prochaines semaines, le Sporting va devoir progresser sur l’aspect offensif s’il veut rester dans ce top 6 jusqu’à la fin. M.V.

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