Kazuki Himeno (Japon) prêt à surgir contre le XV de France

  • Surnommé monsieur Passion pour tout le cœur qu’il met à l’ouvrage, le troisième ligne japonais, Kazuki Himeno va montrer toutes ses capacités au public de Toulouse face au XV de France. Photo Icon Sport
    Surnommé monsieur Passion pour tout le cœur qu’il met à l’ouvrage, le troisième ligne japonais, Kazuki Himeno va montrer toutes ses capacités au public de Toulouse face au XV de France. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Il est en train de devenir une authentique vedette. Le troisième ligne des Toyota Verblitz multiplie les prestations de haut niveau depuis ses débuts en 2017. Il a déjà joué en Nouvelle-Zélande et s’il venait en France ?

C’est un signe comme un autre. La rumeur a récemment couru qu’un international japonais se trouvait dans le viseur de plusieurs clubs du Top 14. La focale s’est resserrée sur Toulouse d’un côté et de l’autre, sur Kaizuki Himeno, le troisième ligne des Toyota Verblitz. On l’a dit sur les tablettes toulousaines pour remplacer Reinhardt Elstadt et Selevasio Tolofua, annoncés partants.

C’est peut-être en train de changer, mais les joueurs internationaux japonais ne sont pas les plus connus du grand public européen, du moins tant qu’ils n’ont pas porté les maillots des clubs de chez nous. Mais ceux qui ont observé, par curiosité le dernier Japon-Nouvelle-Zélande n’ont pas pu le louper. Impossible de ne pas le remarquer tant il fut actif et efficace, l’un des artisans de l’exploit qui fut à deux doigts de se produire (défaite 38 à 31). C’est même lui qui a marqué le dernier essai qui fit entrevoir l’exploit dans une effervescence inoubliable face à des All Blacks qui jouaient à quatorze et qui ont dit "ouf" au coup de sifflet final. Les amis et la famille de Kazuki Himeno ont aussi dit ouf car il fut victime d’un vrai attentat de Brodie Retallick, un déblayage d’une autre planète qui aboutit à un carton rouge du deuxième ligne des All Blacks. Kazuki, s’en est relevé très vite.

Blessé en juin dernier

En juin, il était blessé lors du double affrontement face aux Français. Les deux fois, les Japonais avaient bien résisté et l’on imagine les regrets des supporters nippons au sujet de cette absence.

On nous l’avait signalé dès 2017 avant le France-Japon de l’Arena, il sortait juste de l’université et disputait sa première saison avec Toyota : il arrivait en équipe nationale avec en étendard, un bilan de cinq essais en neuf rencontres. Les observateurs le pointaient du doigt, on y croyait moyennement, c’est le lot des "petites" nations de se gargariser du moindre talent émergent, sauf que dans ce cas, ce n’était pas un mirage. Déjà ce jour-là, le Japon arracha un match nul à Nanterre : 23 à 23. La Coupe du monde 2019 finit de confirmer que le natif de Kyoto avait l’étoffe. Il se fit refuser un essai à la vidéo qui aurait pu être historique, il joua un rôle important sur l’action de classe qui aboutit à l’essai de Lafaele. Et si les Nippons se sont retrouvés en quart de finale après avoir battu l’Irlande et l’Écosse, il y fut aussi pour beaucoup : cinq fois titulaires en cinq matchs.

L’Histoire retiendra que c’est Jake White, champion du monde 2007 avec l’Afrique du Sud qui le lança dans le grand bain professionnel sous le maillot de Toyota. Jamie Joseph prit vite le relais face à l’Australie à Yokohama en novembre 2017… en deuxième ligne.

Sur une fresque

On sait aussi qu’il figure sur une énorme fresque de 180 mètres aux côtés de Michael Leitch et de Fumiaki Tanaka dans une rizière de la région de Gyoda. Il essaie de calquer ses pas dans celui du premier nommé, troisième ligne hyper complet, leader historique des Brave Blossoms (même s’il a cédé le capitanat au talonneur Atsuchi Sakate :  « Je veux progresser en marchant dans les pas de Michael Leitch ! Quand nous courons, je m’aligne à lui et quand il décolle, je fais en sorte de ne pas le lâcher ».

Kazuki Himeno partage avec Michael Leitch la particularité d’avoir joué en Super Rugby, sous le maillot d’une franchise néo-zélandaise. Les Chiefs pour Leitch, les Highlanders pour Himeno, le temps de onze rencontres en 2021. Les dirigeants étaient prêts à le garder, Himeno aurait été d’accord, mais il était sous contrat avec Toyota Verblitz. Ce séjour en Nouvelle-Zélande était le fruit d’un prêt. Jamie Joseph voulait l’avoir sous la main. « Mais j’ai adoré mon séjour en Nouvelle-Zélande aux côtés de grands leaders comme Aaron Smith et Ash Dixon. J’aurais aimé rester plus longtemps. Si je retourne un jour en Nouvelle-Zélande, ça ne pourra être que sous le maillot des Highlanders ». Là-bas, il y a gagné un surnom : « Monsieur Passion » pour tout le cœur qu’il met à l’ouvrage. Le public de Toulouse pourra en juger avant, qui sait, de le revoir un jour sous le maillot rouge et noir.

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Jérôme PRÉVÔT
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