Le Portugal au paradis après sa qualification pour le Mondial 2023

  • Au bout du suspense, les Portugais ont décroché leur billet pour la Coupe du monde 2023. L’année prochaine, « les Loups » vivront le deuxième Mondial de leur histoire après celui de 2007, déjà en France… Photos World Rugby
    Au bout du suspense, les Portugais ont décroché leur billet pour la Coupe du monde 2023. L’année prochaine, « les Loups » vivront le deuxième Mondial de leur histoire après celui de 2007, déjà en France… Photos World Rugby
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« Os Lobos » ont décroché le dernier ticket pour le Mondial en France grâce à un match nul face aux États-Unis. Le fruit d’une progression constante depuis plusieurs années.

Autant, cet ultime match du tournoi de qualification final aura souvent manqué de rythme, avec des Portugais devant au score et plutôt gestionnaires. Autant, qu’est-ce que cette fin de match aura été irrespirable ! « Os Lobos » (les Loups, surnom des Portugais) ont d’abord perdu leurs moyens, avant de réagir à plusieurs reprises, sans que cela se concrétise. Un changement de possession suite à un en-avant (73e), la mêlée américaine retournée sous les poteaux portugais, le poteau gauche sur la tentative de drop de Portela (80+1e)… On s’est même dit que c’était l’œuvre du destin. Mais c’était avant la pénalité en coin pleine de sang-froid de Samuel Marques. Les Portugais accrochaient le nul et finissaient en tête de la poule à la différence de points. Une pénalité synonyme de qualification pour le Mondial. « J’ai vu mes joueurs tenter une attaque en première main et réussir à investir le camp adverse. Ils m’ont montré qu’ils avaient cette capacité à se transcender dans les moments de pression, se réjouissait le sélectionneur Patrice Lagisquet. Cette qualification, c’est une joie énorme. Depuis mon arrivée au Portugal (2019), je travaillais pour ce but-là. »
Justement, ce n’est pas seulement un travail auprès des joueurs de la sélection qui a été opéré. Même s’il faut dire que le Portugal a épaté par sa qualité de jeu… Il y a eu tout une intégration de joueurs « français » évoluant en Pro D2 ou en Nationale, et de l’équipe des Lusitanos. C’est là le fait marquant de la progression des Loups. Patrice Lagisquet est également à la tête de la franchise engagée en Super Cup (compétition de clubs de pays émergents), ce qui a permis un projet de jeu commun avec la sélection et la promotion de jeunes joueurs venant du Portugal. Une façon à la fois d’élever le niveau de la sélection, mais aussi de profiter d’un vivier de joueurs plus importants. La tâche à la Coupe du monde s’annonce très difficile pour les partenaires de Tomas Appleton avec une poule C composée du pays de Galles, de l’Australie, des Fidji et de la Géorgie. Mais cette qualification est le fruit d’un travail en profondeur à tous les étages de la fédération.


Les États-Unis de retour à la case départ

Pour les Eagles, ce match nul synonyme de deuxième place du tournoi est la dernière d’une trop longue série de désillusions. Après les déroutes de l’Uruguay et du Chili, la sélection de Gary Gold avait tenté de se relancer en se recentrant lors d’un stage en Afrique du Sud. Mais cela n’a pas suffi. « On a travaillé très dur ces huit dernières semaines quand on a été ensemble. Ce sont beaucoup de sacrifices partis en fumée, réagissait le capitaine AJ MacGinty, regard dans le vide. Quand je pense à tout ce qui avait été mis en place pour se qualifier ce soir… Nous avons été à quelques secondes de notre but. C’est horrible de repartir sans rien après tout le travail accompli. » « Les gars sont dévastés », révélait sobrement le centre Bryce Campbell. « Pour moi, regarder la prochaine Coupe du monde en France, ce sera très dur… », témoignait le Toulousain David Ainu’u. Comme ses partenaires, celui-ci tentait de trouver du bon dans cette contre-performance, à savoir l’expérience dont bénéficiera le groupe sur le long terme. Mais les Américains ont une nouvelle fois pêché dans un match couperet. Et cela enfonce forcément leur fédération dans la crise, alors qu’elle s’apprête à recevoir l’édition 2031 de la Coupe du monde.

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