Top 14 - Le carburateur rochelais toujours en réglage

  • Après un départ de championnat canon, le champion d’Europe est branché sur courant alternatif depuis deux mois. Un mal notamment illustré par sa plaque tournante Tawera Kerr-Barlow.
    Après un départ de championnat canon, le champion d’Europe est branché sur courant alternatif depuis deux mois. Un mal notamment illustré par sa plaque tournante Tawera Kerr-Barlow. Photo Icon Sport - Icon Sport
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La Rochelle Soucieux de gagner en régularité, pour mieux canaliser ses forces au printemps, les Maritimes ont encore du travail. L’effet yoyo maudit par O’Gara reste en toile de fond.

Regarder le gobelet à moitié plein n’est pas franchement le genre de la maison, chez Ronan O’Gara. Sur le papier, il y a pourtant de quoi se réjouir. Après tout, le Stade rochelais pointe à la deuxième place du Top 14 – dauphin du rival toulousain – à l’issue du premier bloc de dix journées. Reste que le club champion d’Europe s’estime en retard sur les temps de passage préétablis durant l’été. D’un point de vue comptable, le La Rochelle cru 2022-2023 ne compte "que" deux unités de plus, à pareil stade de la saison, que le millésime précédent, entaché d’un retard à l’allumage non sans conséquence, quelques mois plus tard, dans la quête du doublé Champions Cup - Top 14. "La saison dernière, en championnat, nous avons trop fait le yo-yo, avait martelé ROG fin août, appelant son groupe à faire preuve de constance dans les performances. Avec notre exigence, on peut éliminer ça cette saison." Pour l’heure, les Jaune et Noir n’ont pas encore trouvé la recette la plus efficiente.

Si tout avait idéalement commencé - trois victoires inaugurales et une éphémère place de leader pour signer la meilleure entame de l’histoire du club - l’édifice rochelais s’est progressivement délité. Alternant le très convaincant (comme à Toulouse, malgré la défaite), le très poussif (à Brive et contre le Racing) et le très pauvre (à Bayonne ou encore face à Pau). La peu reluisante série de quatre revers sur les sept dernières sorties venant inévitablement freiner la dynamique. Et les louanges estivales.

Joue-la comme Dulin

Outre le manque d’humilité si souvent souligné ces dernières semaines, la faillite de certains leaders marque aussi les esprits. On ne parle pas là du premier d’entre eux, le capitaine Grégory Alldritt, ahurissant d’efficacité dès qu’il est sur le terrain. Mais les Kerr-Barlow, Skelton, Rhule, Botia et autres Favre tirent la patte, loin de leur habituel rendement. Surtout le premier cité, l’ombre de lui-même après deux saisons d’une remarquable régularité. Dulin, lui aussi dans le dur, a bien rectifié le tir à Brive. De quoi montrer la voie. Un tournant important, d’ailleurs, que cet étriqué succès en Corrèze (17-19), juste avant la trêve et dans la foulée du cuisant fiasco "deflandrien" contre Pau ? "Maintenant que nous avons remis l’état d’esprit en place, nous allons pouvoir travailler sur notre jeu", se projetait dès lors Thierry Paiva.

Un jeu de possession parfois trop lisible pour l’adversaire, une défense plus perméable qu’à l’accoutumée, une conquête moins souveraine… La Rochelle ne manque pas de marge de manœuvre pour (re)monter en puissance. Et s’atteler à stabiliser au maximum son niveau. Le spectre du retour de la Champions Cup, compétition où La Rochelle se montre intraitable depuis deux ans et qu’elle abordera avec le statut de tenant du titre, devrait naturellement élever les curseurs.

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Romain ASSELIN
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