Top 14 - Matthieu Jalibert (UBB) : « Nous avons notre avenir entre les mains »

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Publié le , mis à jour

L’ouvreur Girondin revient sur l’éviction de Christophe Urios qu’il a vécue à marcoussis pendant qu’il était avec le XV de France. les Bordelo-Béglais veulent désormais entamer une spirale positive sur le terrain…

Vous êtes revenu lundi à Bordeaux après quatre semaines avec le XV de France. Quel bilan faites-vous de votre tournée avec les Bleus ?

C’est un bilan très positif. Nous avons été dans la continuité du grand chelem et de la tournée d’été au Japon. Treize victoires consécutives, ce n’est pas rien. On a réussi à conserver notre ligne de conduite tant dans l’engagement que dans l’intensité, notamment sur les gros matchs. Je crois que l’équipe a donné beaucoup de plaisir à nos supporters. Et j’espère que ça va continuer comme ça.

Pourtant, vous n’avez jamais été titularisé malgré des entrées en jeu saluées à chaque fois…

Ce que je veux, c’est gagner en étant sur le terrain. Peu importe mon rôle, que ce soit titulaire ou finisseur. Je suis au service de l’équipe et je donnerai toujours le meilleur de moimême, quel que soit mon temps de jeu.

Vraiment ?

J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer ces matchs, à les gagner. Titulaire ou finisseur, c’est au staff de décider. Point barre.

Comment avez-vous vécu l’éviction de Christophe Urios pendant cette période ?

J’ai suivi ça à distance, depuis Marcoussis, avec mes partenaires de l’UBB. Certes, il y avait des bruits de couloirs qui circulaient, des rumeurs qui étaient reprises dans la presse. Je n’ai donc pas été surpris non plus. Maintenant, je ne pensais pas que ça allait se passer de façon aussi rapide et aussi brutale. C’est le président qui a pris cette décision car il a sûrement senti que c’était le bon moment pour essayer de trouver une nouvelle dynamique en raison des résultats de ce début de saison. On doit s’adapter, mais comme je l’ai dit, c’est maintenant à nous les leaders de reprendre les choses en main pour bien finir cette saison. Et que ce ne soit pas une saison de transition. Nous avons deux matchs importants qui arrivent face à Perpignan et Brive. Et je suis sûr que si nous gagnons ces deux matchs, nous serons totalement relancés.

Dans quel état d’esprit se trouve le groupe ?

Nous sommes dans une situation incertaine. Ce n’est jamais simple lorsque le manager est licencié de cette façon en plein milieu de saison. Ça fout un peu le chaos, mais il n’y a pas non plus le feu au lac. Nous avons encore notre avenir entre les mains pour rattraper les points perdus en début de saison et relancer la dynamique.

On dit que Laurent Marti a décidé de se séparer de Christophe Urios pour espérer vous conserver au sein de l’effectif alors que des bruits vous annoncent en partance en fin de saison. Vrai ou faux ?

Depuis l’affaire de l’an passé après le match face à Perpignan, j’ai l’impression que les médias ont essayé de m’opposer en permanence à Christophe. Or, en début de saison, nous avions eu une discussion, on s’était dit les choses, point barre. Il n’y avait plus aucun problème. Mais visiblement, c’est facile de me jeter la pierre, de dire que c’est de ma faute. Je n’ai jamais demandé la tête de Christophe (Urios). Quand je lis que Laurent (Marti) a viré Christophe pour me faire plaisir ou pour que je reste au club, ça me rend dingue. C’est complètement lunaire parce que c’est totalement faux. D’ailleurs, je crois que l’ensemble de l’effectif a beaucoup de respect pour ce qu’il nous a apporté durant ces trois dernières années. Avec lui, nous avons franchi un cap et nous lui en sommes reconnaissants.

Assurez-vous ici que votre avenir n’était absolument pas lié à celui de Christophe Urios ?

Je n’ai jamais voulu lier mon avenir à celui d’un manager. Et ce ne sera probablement jamais le cas.

Avez-vous des craintes pour la fin de saison par rapport à la réorganisation du staff ?

Des craintes, non. Nous avons toutes les qualités dans le staff pour performer. Il sera simplement question d’organisation pour trouver le juste équilibre pour que tout le monde trouve sa place et que chaque joueur puisse performer. Parmi les membres du staff qui restent en place, que ce soit Julien (Laïrle) ou Fred (Charrier), il y a de la qualité. Je n’ai pas d’inquiétude particulière. Surtout que la plus grande responsabilité dans les semaines ou les mois à venir, elle va reposer sur les épaules des joueurs.

Au sein de groupe, croyez-vous à un électrochoc ?

C’est ce que recherche le président. Il a senti que les choses ne fonctionnaient plus comme avant. Dans ces cas, c’est souvent le manager qui en fait les frais. Parfois, ça crée un électrochoc, parfois non. Mais je crois que nous sommes capables de repartir sur quelque chose de positif.

On annonce l’arrivée de Yannick Bru pour succéder à Christophe Urios pour la saison prochaine. L’idée pourrait-elle vous séduire ?

Comme tout le monde, on lit, on écoute, on s’informe. Et on a bien vu que normalement le successeur serait Yannick Bru. Personnellement, je ne le connais pas. J’ai suivi un peu son parcours et ce qu’il a pu faire à Bayonne. De ce que j’ai entendu, c’est un entraîneur sérieux et rigoureux. Mais je ne me fie jamais à ce que j’entends. Je préfère me faire mon propre avis

Est-ce que le nom du prochain manager peut peser sur votre avenir ?

Je vais forcément suivre avec attention ce dossier, mais vous savez, je suis en contrat jusqu’en 2025. Je ne suis pas sûr que cela puisse avoir un impact sur mon avenir.

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