Fédérale 2 - Bizanos façonne son présent

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L’Avenir Bizanos a vu ses entraîneurs partir après la défaite à Ger. Le nouveau staff aura la tâche délicate de redresser un club en crise de résultats.

Le retour en Fédérale 2 est pour le moins douloureux. Avec seulement deux victoires en huit journées, l’Avenir Bizanos partage avec Léguevin la dernière place du classement de la poule 5. Et la crise a très vite suivi en interne avec des tensions entre le staff et les joueurs. «C’était un peu soudain, raconte le coprésident Michel Laspuertas. Après la défaite chez l’Usep, Iulian a pris la parole face aux joueurs pour leur dire qu’il n’arrivait pas à faire ce qu’il souhaitait et qu’il préférait arrêter. David (Ballihaut, son partenaire pour les avants, N.D.L.R.) s’est dit solidaire et a arrêté aussi. Les joueurs étaient surpris de l’apprendre comme ça. Iulian est là depuis peu mais on tient à mettre en avant le travail de David ces dernières années avec la montée, et la très belle saison dernière.» Les coprésidents Michel Laspuertas et Pascal Trieux ont donc opté pour l’option interne. Romain Froment, qui était déjà au club, est ainsi promu dans le staff de l’équipe première. À ses côtés il retrouvera Marc Mellado, qui va s’occuper de l’ensemble des trois-quarts de Bizanos. «L’alternative était toute trouvée. Romain s’occupait de la préparation physique. Et en rentrant de l’Usep, il nous a dit qu’il prenait la suite», explique Michel Laspuertas. «Il a fallu gérer l’urgence. Romain faisait largement l’affaire, poursuit Marc Mellado, qui était jusque-là avec la réserve. Puis avec ma vieille expérience, j’ai dit que j’étais au service du club quelle que soit la fonction et que je leur donnerais un coup de main, quel que soit le temps de l’intérim.»

Le leader au programme

Le club béarnais a pu profiter de la trêve de la Fédérale 2 la semaine passée pour démarrer ce nouveau cycle. Romain Froment témoigne de ses premiers pas : «Déjà, on essaie de voir ce qui fonctionne. Je suivais l’équipe, mais on regarde beaucoup de vidéos, on commence à entrer dans le vestiaire et prendre le pouls des mecs. Comment ils réagissent, comment ils vivent entre eux… Tout cela dans le but de proposer une alternative à laquelle les joueurs adhèrent rapidement.» Parce qu’il y a la nécessité de très vite «être opérationnel». En cause, la reprise du championnat ce week-end, avec un rendez-vous des plus importants contre Rieumes, leader incontestable de la poule… «On ne l’a pas choisi, sourit Romain Froment. Le calendrier est fait comme ça. Rieumes a beaucoup de certitudes au moment de venir à Bizanos. Ils sont invaincus, prennent le bonus offensif partout… Au moins, on n’a pas besoin de réfléchir sur la qualité de l’adversaire ou son état de forme. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.» S’il est bien délicat de se relancer face à une telle formation, l’ancien troisième ligne du Stade français, de Castres et Pau tient à poser les fondations de son équipe pour le reste de la saison : «Le but n’est pas de les inquiéter, mais de se retrouver. Je n’attends rien comptablement de ce match-là, mais j’attends plutôt une réaction des joueurs. Et voir si effectivement tout le monde veut monter dans le bateau.

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Quentin PUT
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