Toulon : l’ombre d’un doute avant de se déplacer dans la capitale

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Défaits deux fois avant la trêve, les Varois connaissent leur première période délicate de l’ère Azéma-Mignoni. Toulon doit en ressortir «plus conquérant».

Sur la Rade, le colosse Toulon reste avec ses pieds d’argile, ramené à la réalité après la claque reçue à Mayol face à Montpellier (16-26). Quinze jours sont passés, et avec eux autant de questions. «Combien de bons matchs, quelle performance ressortir depuis dix journées ?», nous interroge Jérémy Sinzelle, avant que la réponse fuse de son côté : «Face à un Brive très diminué, à la rigueur à Pau. Deux bons matchs sur dix, c’est insuffisant. On n’a pas une bonne heure face à une équipe du top 6, jamais un match où les gens nous disent : «C’était plaisant de vous voir jouer.» Maintenant, on est derrière le train de tête.»

Le rude constat est implacable. Par la suite, les causes arrivent : «On produit des choses en globalité pauvres, et je me mets dedans, grince le centre. Quand tu vois les noms de nos trois-quarts, tu es forcément frustré. Sur les dernières sorties, on ne fait que défendre, on joue mal les deux ou trois ballons d’attaque, on n’a quasiment pas d’alternance entre avants et arrières… Pour ma part, je n’arrive pas à bien faire jouer mes coéquipiers. Je cherche ma place dans ce système.»

À l’image de beaucoup de recrues qui peinent encore à trouver la bonne carburation, et à tirer les Rouge et Noir dans le bon sens : «Je pensais qu’on allait se fondre dans la masse en profitant de la dynamique de la fin de saison passée où Toulon avait un des jeux les plus huilés du Top 14. C’est dommage qu’on ne s’appuie pas sur ça. On est repartis sur une page blanche… Maintenant, il va falloir rapidement qu’on sache ce que l’on veut !»

«Paris, ça sera une histoire d’hommes»

À trois longueurs du top 6, les Varois affrontent un moment charnière de leur saison avec son diptyque francilien (Stade français et Racing 92) : «On doit être plus conquérants avant la Coupe d’Europe. Il faut qu’on arrête de passer un peu pour des guignols en prime time, tonne le natif de Nice. Il est temps de retrouver la banane sur le terrain en envoyant du jeu et qu’on se démonte en défense.»

Dans un Jean-Bouin qu’il connaît bien, la "Sinz" veut voir son équipe proactive : «Au-delà d’occuper le terrain, d’être discipliné, ça sera une histoire d’hommes. On doit prendre des initiatives, et qu’on tente des coups de manière collective, pas à six à droite, et sept à gauche. On est dans le même sac, et on se doit d’être à la même page. C’est le moment de voir le vrai Toulon.»

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Mathias MERLO
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