Nationale - Sébastien Bruno, entraîneur des avants de Nice: « Nous sommes encore fébriles »

  • Sébastien Bruno n'est pas encore totalement satisfait du début de saison des Niçois.
    Sébastien Bruno n'est pas encore totalement satisfait du début de saison des Niçois. MAXPPP - Eric Ottino
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Le nouveau coach des avants niçois reste lucide sur la qualité du jeu malgré la victoire.

Les Arboras avaient perdu l’habitude de ces instants de joie collective. Il a poussé un grand ouf de soulagement comme rarement depuis des mois au coup de sifflet final, tant ce succès niçois contre Blagnac, un adversaire en confiance, marquait une réelle délivrance. On joue les arrêts de jeu, le capitaine caouec, Matthieu Vachon, provoque un maul aux quarante mètres, le ballon jaillit du regroupement, la situation est confuse. L’arbitre donne la mêlée aux Niçois et, dans la foulée, siffle la fin des débats. Julien Fritz et ses partenaires lèvent les bras au ciel. Sébastien Bruno, bonnet noir bien vissé sur la tête, rentre sur le terrain. Le nouvel entraîneur des avants salue Arnaud Rey par une poignée de main franche. Pas d’effusion de joie, pas de soulagement, le coach garde sa lucidité : « Cela a été un match compliqué. On n’a pas vécu le scénario que l’on avait anticipé. On a été fébriles, pas en confiance ». Rien d’anormal jusque-là, le Stade niçois a vécu un drôle de mois de novembre. Le soir de la défaite de Chambéry (6-12), Arnaud Vercruysse décide de quitter le club. Sébastien Bruno, qui tient à l’époque un rôle de consultant, est nommé dans la foulée entraîneur des avants. « Arnaud m’avait déjà prévenu après le match contre Tarbes. Il subissait un peu la situation. Le club avait besoin de moi et je ne me voyais pas dire non ». Sa connaissance des joueurs et du club et surtout l’expérience qu’il a glané tout au long de sa carrière en équipe de France et au Lou ont joué pour lui. Sébastien Bruno a dû modifier les habitudes prises depuis son arrivée à Nice en août 2021. « C’est sûr, maintenant j’ai beaucoup plus de travail. Je me rends plus souvent à Nice (Il habite toujours Toulon) que lorsque j’étais seulement consultant pour la mêlée. Je viens trois à quatre fois par semaine et évidemment le week-end pour les matchs." Son baptême du feu s’est plutôt bien déroulé à Cognac par une victoire à l’extérieur : "J’ai été content du résultat pour les joueurs. j’espère que l’on arrivera à maintenir une bonne dynamique ».

Vers le plus long déplacement

Samedi soir face à Blagnac le staff avait fait confiance pour la première fois de la saison aux mêmes cinq de devant. Un pari réussi, les Niçois ont rempli leur objectif : « Gagner et rien d’autre », avait fixé l’ancien talonneur de l’équipe de France. Mais pour le reste que ce fut difficile. Après une entame complètement ratée et une indiscipline chronique (seize pénalités sifflées), l’entraîneur qui a connu l’exigence du haut niveau ne pouvait s’en satisfaire : « J’ai été déçu du début de match. On a réussi à bien rectifier le tir en seconde. Après on s’est améliorés en conquête grâce à la qualité de nos remplaçants. Nous avons encore du travail à effectuer en termes de discipline. Il faut que l’on ait plus de confiance en nous ». Avant Noël, le Stade niçois aura l’occasion de se frotter à des adversaires moins bien classés que lui. Rennes se profile pour le plus long déplacement de la saison (3 décembre) et la réception ensuite du voisin hyérois (10 décembre). « On va essayer d’y arriver. Le principal c’est d’être capable de se lâcher et oublier cette peur de mal à faire ». Un constat récurrent que Sébastien Bruno tentera de résoudre dans les prochaines semaines.

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Jean-Christophe LECLAIRE
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