Top 14 - La Rochelle, le pari de la défense

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Flamboyant en attaque contre Castres, le club maritime a aussi retrouvé ses standards défensifs de champion d’Europe. Une implication sans faille à confirmer dans la capitale.

Certaines séquences peuvent valoir de l’or dans la construction d’une dynamique. Prenez, par exemple, ce tout dernier ballon joué samedi dernier à Deflandre. Une anodine possession castraise à première vue. Le score est fait depuis belle lurette (53-7), La Rochelle va naturellement baisser de pied ? Tout l’inverse, figurez-vous. Un acharnement défensif en règle. "Ce sont des moments importants, souligne l’épatant Yoan Tanga-Mangene. C’est là où on voit si on va lâcher ou pas. On défend à cause de moi pendant deux-trois minutes, on ne prend pas d’essai et on se retrouve à finir le match sans être franchi. Cela montre le caractère de l’équipe."

Des similarités avec les Bleus

Une équipe qui ne doit ses seuls points encaissés du match qu’à une interception d’un CO à court d’autre solution. Une équipe, surtout, redoutable d’efficacité sans le ballon. À l’image, entre autres, des pénalités grattées devant sa ligne et de l’abattage de l’increvable duo de flankers Rémi Bourdeau-Kyle Hatherell. Un virage en épingle dans la saison des Maritimes, que cette prestation défensive de haut vol ? Si l’attitude du rideau jaune et noir sera scrutée de près à Jean-Bouin, l’image du mur de l’Atlantique était en tout cas, jusqu’alors, un brin écornée depuis la rentrée.

Rien de rédhibitoire - 214 points encaissés contre 159 sur les onze premières journées la saison dernière - mais tout de même une moyenne d’un essai supplémentaire encaissé à chaque sortie, si l’on compare sur un an. On comprend mieux pourquoi "Romain Carmignani et Ronan O’Gara ont demandé aux joueurs d’être vraiment présents en défense", glissait un Gurthrö Steenkamp fier après la démonstration contre Castres. "Les joueurs ont montré de l’engagement, ils ne voulaient pas donner un mètre, tout le monde était impliqué, il y avait de super attitudes, les joueurs se relevaient très vite, les circulations défensives étaient énormes. On a vu la même chose avec l’équipe de France ces derniers temps !" Le parallèle est épais.

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Romain ASSELIN
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