Top 14 - Les vérités de Jack Willis avec Toulouse

  • Jack Willis, a débarqué à Toulouse après la liquidation administrative des Wasps, son club de toujours
    Jack Willis, a débarqué à Toulouse après la liquidation administrative des Wasps, son club de toujours Icon Sport - Icon Sport
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Le troisième ligne anglais, meilleur joueur du premiership en 2020, débarque en Haute-Garonne avec des frustrations à évacuer et des ambitions élevées en tête.

Dimanche dernier, à Lyon, le grand public français a découvert Jack Willis sous les couleurs du Stade toulousain. En une trentaine de minutes et sept charges, l’international anglais de 25 ans a laissé entrevoir tout ce qu’il pouvait apporter à sa nouvelle équipe. Mardi, l’ancien fer de lance des Wasps s’est confié.

Son état d’esprit du moment

"Ça va bien après quelques semaines dingues : il y a eu ce qui est arrivé aux Wasps, le mois passé en sélection et puis me voilà en France. Ça fait beaucoup de changements en peu de temps. C’est d’autant plus dur que j’avais toujours été aux Wasps. Heureusement, tout le monde se met en quatre pour m’aider et il y a plein de gars qui parlent très bien anglais. Je suis juste dégoûté d’avoir commencé par une défaite."

Son arrivée à Toulouse

"Je me suis entraîné lundi et mardi dernier avec le XV de la Rose et j’ai pris l’avion le mardi soir. Le mardi, c’est le jour où Eddie Jones sélectionne ses 25 joueurs pour le match du week-end. Normalement, si tu n’es pas retenu, tu retournes dans ton club anglais. Pour moi, ça a été le grand départ pour la France. J’ai tout de suite été dans le bain car quatre jours après, j’étais à Lyon."

Son départ d’Angleterre

"Ça a été très dur à encaisser. Vous savez, j’ai fait mes classes aux Wasps avec mon frère (Tom, parti à l’UBB). Devoir me séparer de lui est ce qui a été le plus douloureux. J’aimais tellement la sensation de jouer à ses côtés. Nous avons pris des chemins différents. Désormais, ma famille et moi-même sommes concentrés sur ce nouveau chapitre à Toulouse. Je suis très excité par ce défi. J’ai une grande faim de titres. Je veux être partie prenante de quelque chose de beau ici."

Le choix de Toulouse

"J’ai eu un premier échange avec le club juste avant le rassemblement avec la sélection. J’ai immédiatement été impressionné par le discours des coachs et par la qualité de l’équipe. J’ai pu sentir à distance leur ambition de gagner des trophées. Je pense que Toulouse est l’endroit qu’il me fallait pour progresser. Pour que je devienne un meilleur joueur de rugby et aussi une meilleure personne : le fait de découvrir une autre culture, de m’essayer à une autre langue, tout ça m’intéresse, même si "je ne parle pas très bien français" (en français). Ça vaut pour ma famille aussi. J’ai un petit garçon de 1 an. Lui et ma femme sont arrivés hier (lundi)."

Ses ambitions

"Je veux m’améliorer comme rugbyman. Toulouse arrive à produire un jeu d’attaque incroyable. J’adore la capacité que ce collectif a à faire vivre le ballon, à passer après contact. Évoluer au sein de cette équipe peut me faire passer un nouveau cap sur le plan offensif. D’autant plus que j’aime porter le ballon. Si je me projette un peu plus loin et si j’arrive à être performant, j’espère que je serai retenu pour les 6 Nations. Et après, on se focalisera sur la conquête des titres."

Son avenir

"Je pense que j’aimerais rester ici. Il faut voir comment ça se passe. Tout a changé si vite ces dernières semaines. On verra s’il y a une option pour prolonger l’aventure ici et on l’étudiera si c’est le cas. Mais qui sait ce que l’avenir réserve ?"

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Vincent BISSONNET
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