Une victoire basque révélatrice face au Lou

  • L’Aviron bayonnais est resté maître à domicile grâce notamment à deux drops de Camille Lopez.
    L’Aviron bayonnais est resté maître à domicile grâce notamment à deux drops de Camille Lopez. - Pablo ORDAS
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Une sixième victoire à Jean-Dauger pour un carton plein à domicile. Sous la houlette d’un Camille Lopez exceptionnel. L’Aviron a élargi sa palette d’options.

Une sixième victoire à domicile fait de Bayonne une équipe invaincue à Jean-Dauger durant la phase aller puisque son dernier match dans cette période aura lieu à Pau. Une performance à souligner, certes, mais ce succès est à ranger à part pour Grégory Patat. L’Aviron a encore franchi un palier. Il l’a constaté avec ravissement. «C’est le contenu qui est super intéressant. C’est un scénario que l’on n’avait pas vu encore à l’Aviron. Ce sont de grosses équipes qui gagnent ce style de match. Bien sûr qu’il y a eu un grand Camille, mais il y a eu de grands soldats à côté. C’est positif pour la suite de notre aventure.» Au cours d’un match où la pluie s’est invitée sans que les acteurs ne l’envisagent, les Bayonnais ont imposé leur côté stratégique sous la baguette de Camille Lopez qui a conduit magnifiquement le jeu et adressé des chandelles au millimètre que, même, le meilleur joueur du Top 14 sur les ballons hauts, Léo Berdeu, n’a pu toujours endiguer. «Il y a un socle sur lequel on peut s’appuyer, savoure le manager. On ne savait pas où se situer par rapport à ce match. Il y avait un mois qu’on n’avait pas joué à Jean-Dauger. Si on avait perdu, les matchs de Noël auraient été plus à pression. C’est ce qu’on a dit aux joueurs. L’équipe grandit, elle est capable de maintenir une stratégie. Les conditions étaient très difficiles. On fait une énorme entame mais on ne marque que sept points. Dans ce style de match, les scénarios peuvent se retourner. On a su faire preuve de caractère, de maîtrise, d’adaptabilité de stratégie. L’Aviron a su gagner une sixième fois à Dauger, d’une manière différente.»

L’autre satisfaction, elle n’avait pas toujours été de mise, notamment à Montpellier, Bayonne a mené sa barque quatre-vingt minutes durant, avec un barreur hors pair, et un équipage qui a fait preuve de régularité. «Là aussi, on grandit, se réjouit le manager. On a cette force de tenir 80 minutes. On a fait du coaching, changé les gars, et ils ont maintenu le niveau de performance. Chose qu’à l’extérieur, par moments, on n’est pas capable de produire.»

Un maintien déjà assuré ?

Avec ce succès, l’Aviron se replace dans une position enviable au classement, à une distance respectable des deux dernières places. Pour autant, le maintien qui est toujours la cible du club, n’est plus évoqué de la même façon. Le mot revient bien moins souvent. Preuve que la sérénité s’installe dans le groupe. «Nos ambitions sont les mêmes, souligne Grégory Patat. Se maintenir rapidement.» Notons que «rapidement a été ajouté par rapport à la sémantique habituelle. Mais l’Aviron n’en tire encore aucun bilan. Grégory Patat attend les deux prochains matchs, à Pau, avant Noël, et la réception de Toulon le jour de la Saint-Sylvestre, pour tirer les premières conclusions de la saison. Même s’il avoue, avant l’heure, très positif le parcours de sa formation…

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Edmond LATAILLADE
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