Ce Racing-là n’était pas invité...

  • Face au Leinster (10-42), Finn Russell fut probablement le seul Racingman à pouvoir rivaliser avec les irlandais.
    Face au Leinster (10-42), Finn Russell fut probablement le seul Racingman à pouvoir rivaliser avec les irlandais. Icon Sport - Icon Sport
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Débordés par la meilleure équipe d’Europe, les Racingmen ont explosé dans tous les compartiments du jeu, au Havre. Vont-ils se relever d’une telle fessée ?

Il paraît que les Leinstermen ont mis, la veille de ce match, quatorze heures pour rejoindre le Havre, depuis Dublin. En fait, leur vol a d’abord été retardé en raison du brouillard épais qui entourait la capitale irlandaise, ce jour-là ; puis à leur arrivée à l’aéroport de Beauvais, le bus qui aurait dû les conduire jusqu’au Havre n’était pas là, pour une raison qu’ignorait encore Leo Cullen, le patron sportif irlandais, après le rencontre. Alors ? Dans l’Oise et par 3 degrés, les Blues ont attendu plusieurs heures que des taxis viennent les chercher, grappe après grappe, pour les transporter jusqu’en Normandie. A tel point que juste avant que ne débute cette première journée de Champions Cup, un journaliste irlandais, et non des moindres, nous disait : « Les Leinstermen sont fatigués… Ils vont perdre… »

Franchement ? On n’ose imaginer ce qu’il se serait passé, au stade Océane, si les coéquipiers de James Ryan n’avaient pas été « fatigués ». Parce que de mémoire de « suiveur », on n’avait jamais vu le Racing à ce point dominé, concassé, écrasé… Samedi soir, Laurent Travers ne disait d’ailleurs pas autre chose : « Si on s’est mis si souvent à la faute, c’est parce que nous avons été dépassés dans tous les secteurs. La semaine dernière, on chantait. Aujourd’hui, on déchante… Je ne suis pas aveugle : nous avons encore beaucoup de travail ».

 

Gaël Fickou : « La Champions Cup, c’est un autre niveau que le Top 14 »

Indisciplinés, maladroits, les Franciliens ont surtout été sevrés de ballons par le paquet d’avant irlandais, mille fois supérieur à son rival des Hauts-de-Seine : en touche, en mêlée et sur les mauls pénétrants, les avants du Leinster ont ainsi fait passer leurs vis à vis du Racing pour de tendres chatons alors que les dernières performances de la formation du 92 avaient paradoxalement confirmé de réels progrès dans ce secteur de jeu. Y avait-il un monde, entre le Racing et le Leinster ? Clairement, oui. Et celui-ci peut-il à terme être comblé ? Pas sur les quelques semaines séparant les Ciel et Blanc du match retour, en tout cas. « Que ce soit sur la stratégie, la discipline ou la précision, disait Gaël Fickou en fin de match, on a pris une leçon de rugby. » Le trois-quarts centre de l’équipe de Frane poursuivait ainsi, au stade Océane : « Le Leinster et l’équipe d’Irlande, c’est la même chose, les mêmes joueurs. Le XV du Trèfle qui a terminé la tournée d’automne poursuit simplement aujourd’hui avec la Champions Cup. Et puis, imaginez-vous si Johnny Sexton, Tadhg Furlong et Robbie Henshaw avaient été présents au Havre… On a déjà beaucoup de mal à les battre avec l’équipe de France alors en club… » Dès lors, capitaine ? « Le Top 14, c’est bien mais la Champions Cup touche un autre niveau. J’espère donc que cette défaite nous fera grandir et progresser : parce qu’en l’état, on ne peut pas rivaliser avec les meilleures équipes du continent, qu’elles se nomment La Rochelle, Toulouse ou le Leinster. » Pour les Racingmen, le prochain déplacement chez les Harlequins sera d’ores et déjà décisif : une victoire et un espoir de qualification persiste ; une défaite et tout sera terminé…

 

 

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