Jeu, set et match pour Aurillac face à Vannes

  • Le Stade aurillacois a magnifiquement passé l’obstacle Vannes en maîtrisant enfin son jeu et l’adversaire.
    Le Stade aurillacois a magnifiquement passé l’obstacle Vannes en maîtrisant enfin son jeu et l’adversaire. Icon Sport - Icon Sport
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Le Stade aurillacois a magnifiquement passé l’obstacle Vannes en maîtrisant enfin son jeu et l’adversaire.

Aurillac a conservé son invincibilité à domicile. Une septième victoire en toute sérénité malgré un brouillard à couper au couteau. Le staff cantalien avait demandé à ses troupes de conserver "l’énergie positive", "faire moins de fautes" et "oser plus". Il a été servi. "On n’a pas vu la première action. On n’a pas vu la première mêlée, mais on a su s’adapter et tant qu’on gagne il n’y a pas de soucis", souriait Roméo Gontineac à l’issue du match. Et dans ces cas-là, l’utilisation des tablettes s’avère très utile "car les plans sont différents" et "on peut voir exactement ce qu’il s’est passé", à l’image d’une première mêlée où les locaux ont subi. Pour le reste, et la volonté pour Aurillac comme pour Vannes, d’occuper le terrain, les Cantaliens tirent les premiers avec Adrian Smith venu conclure un effort collectif. La parfaite utilisation du jeu au pied de Marc Palmier et la capacité d’Anderson Neisen à être propre sur tous les ballons hauts ont permis de mettre Aurillac sur le droit chemin.

"C’était plutôt bien"

"Il ne fallait pas que l’on consomme trop d’énergie et nous étions plutôt bien organisés dans ce registre", admettait le technicien roumain. D’autant plus intéressant que les Aurillacois ont semblé sereins sur cette rencontre "en respectant parfaitement le plan de jeu. Pour les entraîneurs, c’est un vrai bonheur. Cela prouve aussi pour nous que l’on des joueurs qui savent s’approprier très vite ce que l’on dit." Un clin d’œil évident aux performances de l’ouvreur et de l’arrière cantaliens, à peine masqué pour Cameron Dodson et Eoghan Masterson encore une fois parfaits dans leur rôle, pour AJ Coertzen auteur de deux essais, pour ce collectif surprenant. Aurillac a été un peu dans l’euphorie vendredi soir et quand "l ‘exécution est bonne, c’est encore mieux. Des fois, on veut faire des choses, mais on n’y arrive pas. Ce soir, c’était plutôt bien", lâchait Gontineac.

Et Vannes ne peut pas dire le contraire. Les Bretons étaient prévenus que la forteresse cantalienne était difficile à faire tomber. Ils ont semblé dépités à la fin de la rencontre. "On a commis beaucoup trop de fautes et ici, cela ne pardonne pas, analysait le troisième ligne d’un soir Kévin Burgaud. Enfonçant même le clou : "Quand on commet plus de 15 fautes avant l’heure de jeu, on ne peut pas espérer." Aurillac a su capitaliser. Un virage qu’a certainement manqué le RCV en supériorité numérique en fin de première période. Quoi que ! Le Stade aurillacois était sûr de ses armes. L’image forte est cette prise de risque dans le temps additionnel de la première mi-temps. Une mêlée gagnée, une pénaltouche, trois petits tas et un jeu au large plus tard, Coertzen valide. C’est aussi ça Aurillac !

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Jean-Marc AUTHIÉ
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