Champions Cup - L’UBB et le coup de la panne à Gloucester

  • Sipili Falatea a inscrit le premier essai de l'UBB.
    Sipili Falatea a inscrit le premier essai de l'UBB. PA Images / Icon Sport
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Alors qu’ils maîtrisaient la rencontre et comptaient même une confortable avance, les Girondins se sont délités. Et ne rentrent de Gloucester qu’avec un modeste point de bonus défensif. Rageant…

À mesure que le match avançait et que l’UBB dominait de la tête et des épaules Gloucester, on se disait que cette victoire à l’extérieur qui se profilait allait largement aider les Girondins à faire des choix concernant la suite de leur saison. Car bien que soulagés par une large victoire acquise la semaine dernière aux dépens de Brive (33-13), la situation des Bordelo-Béglais reste fragile en Top 14. Voilà pourquoi cette Champions Cup arrivait un peu trop tôt, et tombait un peu comme un cheveu sur la soupe. Que faire ? La jouer à fond quitte à y perdre de l’énergie (et sûrement des hommes) ou se concentrer sur le Top 14 ? Dilemme…

Les Girondins ont finalement choisi de ne pas choisir. Comment ? En alignant une équipe compétitive bien que légèrement remaniée en raison des blessures (Moefana, Lesgourgues…) ou des nécessités de donner des congés à certains (Jalibert, Tameifuna). Voilà qui donnait aussi l’occasion de relancer certains joueurs comme Alban Roussel, Federico Mori, Geoffrey Cros, ainsi que d’offrir sa première titularisation à l’Anglais Tom Willis, récemment arrivé en Gironde, au poste de numéro huit.

Et vous savez quoi ? Cela a marché. L’UBB a parfaitement réussi sa première mi-temps, voire même ses soixante premières minutes. Pendant tout ce temps, on a vu des Girondins enragés, solidaires et conquérants sur les ballons portés, un secteur qu’ils avaient particulièrement ciblés cette semaine (lire chiffre ci-contre). À l’issue du match, l’entraîneur des avants Julien Laïrle confirmait ce sentiment : « Je retiens notamment les mauls, tant offensivement que défensivement, malgré la fin de match. On s’est retrouvé en tant qu’équipe aussi. En début de match, j’ai ressenti beaucoup d’énergie, de célébrations, d’encouragements mutuels… Jusqu’à ces 20 dernières minutes où tout cela s’est dilué. »

« Peur de perdre »

Le technicien vient de vous « spoiler » la fin du match. À 20 minutes de la fin, le fameux « momentum » cher aux Anglais a changé de camps. L’UBB a commencé à souffrir en mêlée fermée, à monter moins fort en défense à se faire dominer dans les zones de rucks. En face, le banc adverse a redonné un nouvel élan à l’attaque de Gloucester, qui marqua trois essais en 14 minutes (62e, 68e, 76e) par Tuisue, Socino et Chapman.

Un rythme que le banc girondin n’a pas été en mesure de tenir, et qui a fait une entrée indigente : « Quand on est dominé comme ça dans les 20 dernières minutes, on peut se poser cette question-là », répondit Laïrle quand on lui fit remarquer que son banc n’avait pas eu la même plus-value que celui de l’adversaire. « Je ne sais pas si c’est le banc de Gloucester qui est meilleur, mais j’ai le sentiment que notre équipe a paniqué. Qu’on avait plus peur de perdre le match que l’envie de le gagner. On est hésitants, on manque de vitesse, on attaque moins les ballons, on fait les choses à 50 %… du coup on perd des ballons au sol, près des lignes… Ce sont les stigmates d’une équipe en manque de confiance. » Des cicatrices qui ont décidément du mal à se résorber. Mais au vu des soixante premières minutes produites par l’UBB, le staff girondin a de quoi construire en vue de la réception des Sharks la semaine prochaine à Chaban.
 

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Simon Valzer
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