Champions Cup - Montpellier encaisse le choc thermique face aux London Irish

  • Cobus Reinach et les Montpelliérains ont parfaitement lancé leur campagne européenne malgré une discipline en berne. Photo Icon Sport
    Cobus Reinach et les Montpelliérains ont parfaitement lancé leur campagne européenne malgré une discipline en berne. Photo Icon Sport PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Les Héraultais ont parfaitement lancé leur campagne européenne en s’imposant avec un bonus offensif gagné à l’extérieur. une victoire néanmoins acquise en deux temps…

Ah les Méditerranéens… incorrigibles Méditerranéens ! À force de vivre toute l’année avec un climat aussi clément, ils ont toutes les peines du monde à s’adapter quand ils doivent quitter leur littoral chéri et rejoindre des contrées plus froides. C’est en tout cas la thèse qu’ont évoquée – non sans humour – les Montpelliérains pour expliquer leur première mi-temps où ils ont paru atones : « Le changement de climat peut-être ! (rires) Pourtant, on s’y était préparés, en sortant deux fois dans la journée pour nous y faire… Mais ça nous a choqués quand même ! », plaisantait le deuxième ligne Bastien Chalureau. Au point de leur faire oublier leurs touches (trois ballons perdus en première mi-temps), ainsi que d’aller ferrailler dans les rucks.

Résultat : à la 39e minute, le tableau d’affichage du Gtech Community Stadium indiquait 24-6 en faveur des London Irish. Le MHR, champion de France en titre qui avait martelé toute la semaine que la Coupe d’Europe était devenue un objectif prioritaire, frôlait le ridicule : « À la mi-temps, ça a gueulé, grimaçait le centre Thomas Darmon, auteur d’une belle prestation rehaussée d’un doublé, on est mal entré dans cette partie, on a pris des points facilement, on leur a donné des ballons pour le faire…» Passée la blague du choc thermique, Bastien Chalureau dressait un constat lucide sur la mollesse de son équipe pendant les quarante premières minutes : « Je pense qu’on est entrés un peu trop tranquilles sur le terrain. Et comme ce fut le cas contre Bayonne, le carton rouge a galvanisé l’adversaire, alors que de notre côté, cela a eu tendance à nous endormir. Heureusement qu’il y a eu cet essai en fin de première mi-temps… On rentre aux vestiaires avec « seulement » onze points de retard. Et puis les London Irish ont un jeu basé sur le déplacement. À quatorze, ils ont eu plus de mal à s’y tenir… »

Saint-André : « J’ai adoré  le caractère de l’équipe »

Fort heureusement pour eux, les Cistes ont affiché un tout autre comportement en deuxième mi-temps : « Il fallait d’abord que l’on tienne davantage le ballon », expliquait Darmon. À l’image d’un Zach Mercer transparent puis sublime, le MHR s’est réveillé en deuxième mi-temps : « J’ai adoré le caractère de l’équipe en deuxième mi-temps, qui est revenue avec des intentions, qui s’est montrée dangereuse balle en mains comme en témoignent les quatre essais marqués, qui a dominé la mêlée, et qui a défendu sa ligne avec férocité », appréciait le manager Philippe Saint-André. Les joueurs avaient annoncé, lors du stage de présaison en Corse, qu’ils voulaient jouer cette Champions Cup à fond. Ils ont simplement mis quarante minutes pour s’en souvenir. Maintenant, cap sur les Ospreys.

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Simon VALZER
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