Champions Cup - Ronan O’Gara (La Rochelle) « libéré » plus tôt que prévu ?

  • Ronan O'Gara, l'entraîneur de La Rochelle, a tenu à réagir sur sa lourde suspension adressée par la LNR.
    Ronan O'Gara, l'entraîneur de La Rochelle, a tenu à réagir sur sa lourde suspension adressée par la LNR. Icon Sport - Icon Sport
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En marge de l’entrée en lice soignée du tenant du titre, le patron du staff rochelais a laissé entendre que sa suspension de dix semaines pourrait être écourtée.

Pour tout vous dire, personne ne s’attendait à voir débarquer Ronan O’Gara en conférence de presse samedi soir. D’ordinaire, c’est silence radio en période de suspension. Aucun échange particulier avec la presse, dans la tribune de Deflandre réservée aux journalistes où "ROG" prend place à chaque réception, n’avait d’ailleurs émaillé cette entrée en matière fort convaincante du club hissé sur le toit de l’Europe. Soit. Qu’importe. Sa présence face aux micros, réputée captivante, n’a pas dérogé à la règle.

S’il a commenté la démonstration des siens face aux Saints, le manager du club à la caravelle s’est aussi monté loquace sur deux sujets extra-sportifs : sa toute fraîche extension de contrat jusqu’en 2027 et son actuelle suspension de dix semaines. Le second découlant du premier. Morceaux choisis : « Ma prolongation ? Honnêtement, ça ne m’a pas perturbé, c’était assez facile comme décision. Soit j’entraînais une sélection nationale, soit je restais avec l’une des meilleures équipes d’Europe » ; « On a commencé l’année dernière avec un bon résultat à Marseille mais c’est juste le début » ; « J’aimerais laisser une trace après mon départ » ; « J’ai des supporters fidèles avec moi […] et des joueurs qui jouent pour moi » ; « Je prends énormément de plaisir chaque jour même s’il y a des frustrations. Surtout en ce moment avec ma suspension ». Ou comment passer habilement du coq-à-l’âne.

« C’est beaucoup trop »

Alors qu’il vient de purger le troisième de ses dix matchs en tribunes, Ronan O’Gara, relancé sur la gestion de sa suspension, a lâché une petite phrase laissant supposer qu’il n’a pas désarmé : « Le club a décidé de ne pas faire appel. Moi, je ne suis pas sûr [Il cherche ses mots] Dire que je n’ai pas respecté l’intérêt supérieur du rugby, c’est complètement faux ! J’attends ce qui se passera cette semaine avec la décision et après, peut-être, j’aurais une opportunité d’être libéré. Parce que (10 semaines) c’est beaucoup trop. Rassie Erasmus (directeur du rugby sud-africain, N.D.L.R.) a pris deux semaines pour ne pas avoir respecté le processus (tweets contre l’arbitrage). Moi, je l’ai respecté. J’ai utilisé des très mauvais mots mais dans une conversation privée ». Le feuilleton n’est visiblement pas terminé. 

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Romain ASSELIN
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