Champions Cup - L'enseignement du week-end : les ténors ont des allures de cadors

  • Les Irlandais du Leinster, finalistes de la dernière édition, ont frappé fort d’entrée en s’imposant avec le bonus face au Racing 92.
    Les Irlandais du Leinster, finalistes de la dernière édition, ont frappé fort d’entrée en s’imposant avec le bonus face au Racing 92. Icon Sport
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Le Leinster, la Rochelle, Toulouse ou encore les Saracens ont été à la hauteur de leur statut lors de cette journée inaugurale. a promet pour la suite.

Six mois après leur duel épique au stade Vélodrome, les finalistes de la dernière Coupe d’Europe ont été à la hauteur de leur statut pour la première journée de la Champions Cup nouvelle version : Leinstermen et Rochelais ont rivalisé de talents et de puissance, samedi.

La palme de la performance la plus impressionnante revient sans nul doute aux colosses de Dublin. Accueillis au Havre par d’ambitieux Racingmen, ils ont livré une copie approchant la perfection en termes de réalisme et de maîtrise : 60 % de possession, seulement cinq pénalités concédées, 100 % en conquête. "Le Leinster, c’est huilé, c’est quasiment l’équipe d’Irlande, rappelait Laurent Travers au coup de sifflet final. D’autres que nous ont pris quarante points contre cette équipe." Toujours est-il que les 42 pions passés au stade Océane entrent directement dans la légende européenne de l’armada dublinoise. Cette saison encore – si tant est qu’on ait pu en douter, le Leinster fait figure de très sérieux prétendant à la victoire finale.

"Beaucoup de gars ont regardé le Leinster"

Dans la foulée, 400 km plus au Sud, l’actuel tenant du titre a offert une jolie réplique à son vice-champion en donnant la leçon à Northampton. Dès la 3e minute, Brice Dulin a montré la voie à suivre en lançant le festival offensif. Dès la 50e minute, les hommes de Ronan O’Gara dépassaient, eux aussi, la barre des quarante pions, s’imposant finalement 46 à 12. Pour la plus grande satisfaction du manager irlandais : "Si c’est l’entame idéale ? Oui ! Beaucoup de joueurs ont regardé le match du Leinster au Racing. Ça a mis le réveil pour notre équipe de voir le Leinster comme ça. On a bien répondu." "On a envoyé le message qu’on est présents, confirme Pierre Bourgarit. C’était important de le faire, de montrer qu’on ne reste pas sur notre titre de la saison dernière, qu’on a toujours faim, qu’on a toujours envie de gagner plus et de rêver encore plus grand." Rémi Bourdeau et ses coéquipiers semblent s’être encore bonifiés depuis le sacre de Marseille : "On n’a pas du tout senti le poids du statut de champion du titre. En revanche, on a senti que c’est une autre compétition. Tu es dans un autre état d’esprit. On l’aborde avec beaucoup d’enthousiasme."

Les Toulousains, recordmen du nombre de succès dans l’épreuve, ainsi que les Saracens, triples lauréats, ont fait honneur à leur réputation en remportant leurs bras de fer, ce dimanche : Antoine Dupont et les siens se sont imposés, avec sang-froid et caractère, dans des conditions dantesques à Limerick tandis que les Londoniens sont venus à bout d’une surprenante équipe d’Edimbourg. Que les Sud-Africains se le disent : les ténors de l’Ancien continent ont des allures de cadors.

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