Pro D2 - Christian Labit : "Nous pouvons mieux faire"

  • "Nous pouvons mieux faire", le manager audois loue le potentiel des siens
    "Nous pouvons mieux faire", le manager audois loue le potentiel des siens Midi Olympique - Stéphanie Biscaye
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À une journée du terme de la phase aller, quel bilan dressez-vous ?

Sincèrement, je dirais que c’est un bilan mitigé. Tout d’abord, il a fallu reconstruire un groupe puisque treize joueurs nous ont quittés à l’intersaison. Par la force des choses, je pense que notre place actuelle au classement est légitime. Je savais que le début de saison allait être difficile avec une équipe en reconstruction. Sur cette première partie de compétition, il ne faut surtout pas avoir de regrets. Il est vrai que nous pourrions regretter les défaites à la maison face à Massy et Grenoble. Toutefois, rappelons que nous sommes chanceux face à Béziers. Lors de la réception d’Agen on s’impose d’un point (21-20). Si j’ai un regret c’est d’avoir eu les nouvelles recrues aux compte-gouttes. C’est difficile de mettre des choses en place sans des hommes clés et importants. Pour la suite de la compétition, je fais entièrement confiance à mon groupe et à mon encadrement, je suis convaincu que nous pouvons mieux faire.

Revenons sur le match de Nevers, le contenu reste acceptable ?

Vendredi dernier, nous n’avons pas encore fait le match référence, mais il demeure très abouti face à une équipe qui n’est pas vraiment à sa place au classement. De plus, notre adversaire avait annoncé qu’il effectuait le déplacement avec un désir légitime de victoire. Sincèrement, les joueurs ont répondu à nos attentes, nous sommes satisfaits.

Comment se présente le déplacement à Mont-de-Marsan ?

Déjà, la victoire face à Nevers nous permet de préparer ce déplacement sans la moindre pression, ce qui est déjà très positif. Le Stade montois est une équipe référence de ce championnat de Pro D2. Ce déplacement, il va s’effectuer avec le même état d’esprit que les précédents. On va à Mont-de-Marsan avec le désir de ramener le meilleur résultat possible.

Vous avez actuellement deux joueurs en moins. Le flanker Simon Meka doit se faire opérer d’une épaule et Tim Agaba a été contrôlé positif. Allez-vous solliciter le renfort de deux jokers médicaux ?

Au sein de l’encadrement, c’est notre souhait, mais ce n’est pas forcément celui de la direction. Déjà, nous ne disposons pas d’un effectif pléthorique. Actuellement, il est fragilisé par des blessures et des absences. Dans l’état actuel des choses, il serait opportun d’avoir deux joueurs supplémentaires.

Vous tirez souvent la sonnette d’alarme sur vos conditions d’entraînement. Y a-t-il une amélioration dans ce domaine ?

On continue à s’entraîner à Montredon dans des conditions déplorables. Les joueurs prennent leurs voitures, portent les ballons, les sacs à plaquage. Il y a des clubs de Fédérale qui disposent de meilleures conditions d’entraînement que nous. Lors des matchs à Domec, nous n’avons pas accès au terrain pour la mise en place. J’ai été confronté à la police municipale et à des huissiers parce que nous avons osé utiliser Domec sans autorisation. J’ai l’impression de me battre face à des fantômes. À force, je suis lassé, vous comprenez que l’année prochaine, je mets un terme à mes fonctions. Je suis quelqu’un qui aime l’ambition et la réussite. À Carcassonne, on ne m’en donne pas les moyens.

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Didier NAVARRE
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