Champions Cup - L'enseignement du week-end : une Coupe à deux vitesses

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En haut de classement, les ténors se disputent le meilleur bilan à coups de performances retentissantes. Derrière, en revanche, c’est plus aléatoire, en fonction des moyens des uns et de la volonté des autres. Résultat : cette phase de poules a globalement perdu en intérêt et en spectacle.

“La phase de poules, c’est presque ce qu’il y a de plus important. Ça passe très vite, il est crucial de performer dès le début. Cette victoire nous servira plus tard si l’on a la chance d’aller en 8e ou en 1/4. Le classement est hyperimportant.” Samedi soir, Grégory Alldritt évoquait à quel point le succès des siens en Irlande, face à l’Ulster (29-36), était capital en vue de la qualification et des luttes finales. Le Leinster, terrifiant face à Gloucester (57-0), la veille, et Toulouse, tout aussi royal devant Sale (45-19), le lendemain, sont, comme les tenants du titre, lancés dans une course au meilleur bilan.

Les trois ténors montrent la voie à suivre et l’exemple. Avec des moyens il est vrai conséquents, ils font honneur à l’épreuve. Ils se donnent toutes les chances d’aller le plus loin possible en abordant chaque rendez-vous comme une échéance décisive. On ne peut pas en dire autant de toutes les formations en lice : Gloucester, les Blue Bulls ou encore Northampton ont livré, ce week-end, des prestations en deçà des standards requis à ce niveau de la compétition. Par-delà les écarts de niveau, la formule dernière version autorise, en quelque sorte, les impasses en “qualifiant” seize équipes sur vingt-quatre. Ainsi, la formation de Pretoria, vainqueur de Lyon en ouverture, a affiché un tout autre visage sur cette 2e journée quand l’UBB avait, en ouverture, mis Matthieu Jalibert au repos. Le format le permet, après tout : une formation comme l’Ulster, défaite à deux reprises, peut encore espérer aller en 8e après avoir arraché un double bonus face à La Rochelle.

Les Ospreys, un vent de fraîcheur

Chaque modèle présente ses avantages et ses inconvénients. La précédente mouture – avec huit qualifiés sur vingt – avait, au contraire, le défaut “d’éliminer” et, donc, de décourager rapidement les concurrents. Ajouté aux difficultés anglaises et à l’équation des longs déplacements entre l’Europe et Afrique du Sud, le fait de retrouver deux tiers des équipes en phases finales rend le passage des poules moins excitant.

Cela dit, il existe heureusement des exceptions et des bonnes surprises. A cet égard, l’authentique exploit réalisé par les Ospreys sur la pelouse du champion de France montpelliérain, samedi soir, mérite d’être souligné. Seule formation galloise engagée dans la compétition reine, la province de Swansea fait souffler un vent de fraîcheur sur l’épreuve. La semaine d’avant, elle était déjà passée proche d’une belle performance face à Leicester (16-23). Rhys Webb et ses partenaires prouvent ainsi à tous qu’il n’est nul besoin d’être un ténor européen pour jouer à fond la Champions Cup.

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