Champions Cup - Pour le Racing, c’est quasiment fini après sa défaite aux Harlequins

  • Les Racingmen remaniés n’ont pas fait de miracle chez les Harlequins. Photo Icon Sport Les Racingmen remaniés n’ont pas fait de miracle chez les Harlequins. Photo Icon Sport
    Les Racingmen remaniés n’ont pas fait de miracle chez les Harlequins. Photo Icon Sport PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Courageux mais battus chez les Harlequins, les Racingmen ont quasiment dit adieu à leurs espoirs de qualification en Champions Cup…

Passé la rouste infligée par le Leinster au Havre (10-42), les Racingmen ont traversé une semaine pour le moins douloureuse, au centre d’entraînement du Plessis-Robinson. Déjà, les joueurs ont traîné le fantôme irlandais pendant deux grosses journées, probablement conscients que le chemin était encore très long avant de pouvoir rivaliser avec les trois ou quatre plus grosses équipes de la compétition. Puis Laurent Travers et son staff ont dû composer avec les blessures d’Hassane Kolingar et Wenceslas Lauret, deux éléments importants du système. Dans la foulée, le club des Hauts-de-Seine a également fait face à une épidémie de virus divers ayant laissé sur le flanc Juan Imhoff, Ibrahim Diallo, Maxime Baudonne, Nolann Le Garrec, Camille Chat et Guram Gogichashvili, tous prévus, à l’origine, dans le 15 majeur francilien. Et au Stoop Stadium, ce cocon de 10 000 places qui jouxte Twickenham, ce sont donc plusieurs seconds choix supposés (Trevor Nyakane, Anthime Hemer, Kitione Kamikamika, Biy Alo, Boris Palu…) qui se sont soudainement retrouvés propulsés titulaires et parfois à des postes qui n’étaient pas les leurs. Dès lors, ce qui avait merveilleusement bien fonctionné lors du dernier déplacement francilien sur la Rade (14-31), au fil duquel l’effectif avait lui aussi été chamboulé, connut-il à Londres, et face aux champions d’Angleterre de 2021, le même succès ? Pas vraiment, non…

Le carton rouge de Kamikamica a coûté cher

Après avoir été cueillis à froid par un essai du talonneur George Head, auteur d’une percée de trente mètres survenue au bord d’un regroupement, les Franciliens réagissaient plutôt bien : solides à l’impact, bien organisés dans l’exercice des mauls pénétrants et assis sur les précieux coups de pompe de Finn Russell ou Teddy Iribaren, ils parvenaient à marquer en force peu avant la fin de la première période, par l’intermédiaire de leur numéro 8, Kitione Kamikamica. Mais à la reprise, les Quins accéléraient à leur tour, cette fois-ci par l’intermédiaire du trois-quarts centre Grant Esterhuizen, qui aplatissait un essai tout en puissance au pied des poteaux. Pire, dans la foulée de cette action, Kamikamica, pourtant très bon jusqu’ici, était logiquement expulsé pour un plaquage cathédrale sur Josh Bassett, l’ailier d’en face. Courageux malgré leur infériorité numérique, les Racingmen ne parvenaient pas, en fin de rencontre, à concrétiser une série de pénaltouches et devaient donc se résoudre à quitter la capitale anglaise la tête basse et le regard las. Après deux défaites dans la Champions Cup, l’aventure transcontinentale est-elle déjà terminée pour les finalistes de l’édition 2018 ? Disons qu’une qualification pour les huitièmes de la Champions Cup tiendrait maintenant du miracle…

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Marc DUZAN
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