La carte blanche de Benjamin Urdapilleta : "C'est un des plus beaux jours de ma vie"

  • Complètement fou après le sacre de l’Argentine face à la France en finale de la Coupe du monde de football, Benjamin Urdapilleta a vécu un des plus beaux moments de sa vie. Et c’est lui qui le dit. Complètement fou après le sacre de l’Argentine face à la France en finale de la Coupe du monde de football, Benjamin Urdapilleta a vécu un des plus beaux moments de sa vie. Et c’est lui qui le dit.
    Complètement fou après le sacre de l’Argentine face à la France en finale de la Coupe du monde de football, Benjamin Urdapilleta a vécu un des plus beaux moments de sa vie. Et c’est lui qui le dit. Midi Olympique
Publié le , mis à jour

Complètement fou après le sacre de l’Argentine face à la France en finale de la Coupe du monde de football, Benjamin Urdapilleta a vécu un des plus beaux moments de sa vie. L'ouvreur argentin (36 ans ; 20 sélections) du Castres olympique a raconté sa folle soirée...

C’est incroyable. Un truc de fou. Cette finale restera dans l’histoire, et c’est ce que je retiens principalement. Bien évidemment, je suis l’homme le plus heureux du monde quand je vois l’Argentine lever ce trophée, mais le sport, c’est avant tout ces émotions. Je ne sais pas comment les Français ont pu revenir dans cette rencontre. Il faut les féliciter pour cela, on n’imagine pas la force de caractère dont a besoin un groupe pour renverser une situation de cette manière. Kylian (Mbappé N.D.L.R.), tu es très grand. On a encore une fois vu que tu peux dominer dans le football, mais en deux minutes tout peut basculer. J’ai regardé la rencontre chez moi à Castres avec ma famille, et au coup de sifflet final, les voisins sont venus nous signaler qu’on faisait trop de bruit. Ce n’était pas méchant, mais on est champions du monde quand même ! Même si j’en doutais dans les dernières secondes, j’ai eu la force de regarder les tirs au but. J’avais confiance en notre gardien, Emiliano Martinez. Il est exceptionnel dans ces moments-là. Personnellement, quand le temps réglementaire était terminé et qu’il y avait match nul, je voulais que ça aille jusqu’au bout. La confiance était du côté des Français, il fallait seulement tenir et attendre que tout se décide aux pénaltys. Je peux le dire, je pense que c’est le plus beau jour de ma vie… Enfin, un des plus beaux jours de ma vie. Ma femme et mes enfants vont se vexer sinon (rires). Je ressens des émotions que je n’ai jamais ressenties.

"Le pays s’arrête complètement pendant un match de notre sélection"

Il faut célébrer comme il se doit ce titre. Cela faisait trente-six ans que l’Argentine n’avait pas remporté le titre mondial, depuis 1986, il faut bien se rendre compte. Pour tout le peuple argentin, ce dimanche 18 décembre, nous ne l’oublierons jamais. Je ne sais pas si tout le monde peut comprendre cela, mais c’est fou. Et puis Leo… Le meilleur joueur de l’histoire du ballon rond a gagné la plus belle des compétitions. Encore une fois, Lionel Messi nous a portés, il a inscrit un doublé et a fait la différence, comme toujours. Pendant le match, on s’est écrit avec Mathieu Babillot, mais sans aucun chambrage, dans le respect. Nous étions adversaires le temps d’une finale mais cela reste mon ami. Après la première mi-temps complètement ratée de l’équipe de France, il n’y croyait plus, comme beaucoup de monde je pense. Il ne pensait pas que les Bleus allaient revenir, et pourtant… À la mi-temps, c’est moi qui le rassurais. Je lui ai répété plusieurs fois que ce n’était pas fini, et je ne faisais pas de la fausse humilité. Cette fois, c’est lui le déçu mais c’est le sport, on ne peut pas faire grand chose dans ces moments-là. Il y a toujours un gagnant et un perdant. J’ai tellement connu de désillusions avec l’Albiceleste… Pour mon pays, c’est quelque chose d’inexplicable. Une Coupe du monde de football, c’est inégalable. Pour mon peuple, le football c’est une discipline à part. Le pays s’arrête complètement pendant un match de notre sélection. Tout le monde est au stade, ou devant sa télévision pour supporter les nôtres. Les joueurs vont être accueillis comme des héros, tout simplement. Ils rendent des millions de personnes fières de voir notre nation sur le toit de la planète. J’avais regardé pour me rendre sur place, au Qatar, mais je préfère rester à Castres et voir mes compatriotes gagner le Mondial. Bien évidemment, j’aurais préféré être là-bas… ou en Argentine ! Mais il faut savoir rester lucide quand on le peut. Je suis bien à Castres, je suis heureux, j’ai pleuré pendant de longues minutes après le dernier tir au but… Vive le sport, vive le football, viva Argentina !

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Vincent Franco
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?