Top 14 - Beka Gorgadze (Pau) veut honorer ses galons

  • Beka Gorgadze et les Palois veulent repartir de l’avant après l’accroc subi à Castres.
    Beka Gorgadze et les Palois veulent repartir de l’avant après l’accroc subi à Castres. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Les palois peuvent frapper un grand coup dans la course au maintien s’ils battent Bayonne. Beka Gorgadze, de plus en plus souvent capitaine, espère faire figure de guide inspiré.

Pau espère savourer un grand bol d’air à l’occasion de son duel face au voisin bayonnais. Avec une victoire, les Béarnais pourraient prendre une belle avance sur Perpignan par exemple. Beka Gorgadze en est parfaitement conscient. Il vit au pied des Pyrénées la meilleure période de sa carrière française, commencée en 2015, à 19 ans, sous le maillot de Mont-de-Marsan. Il vient même d’être nommé capitaine : "Je l’avais été en espoirs à Mont-de-Marsan. À Pau, je l’ai été une fois l’an passé à l’extérieur à Toulon. Cette saison, disons que ça m’arrive plus fréquemment. C’est une grande fierté, un grand honneur. Je l’ai été aussi avec l’équipe nationale de Géorgie, mais occasionnellement. Mon statut est plutôt celui d’un vice-capitaine."

Avec Pau, il a joué dix matchs de Top 14 cette saison, dont neuf comme titulaire. Seuls Zack Henry et Jack Maddocks ont été utilisés davantage que lui. "Cette fonction me donne des responsabilités en plus. Mais dans la vie de tous les jours et dans ma façon de jouer, ça ne change pas grand-chose. Mais je pense que ça joue sur l’inconscient. On va dire que j’avais quelques habitudes. Je prends ça comme une marque de confiance du groupe, et surtout du staff."

Pourquoi le cacher ? Nous avons toujours ressenti une certaine affection pour ce parfait francophone très bien éduqué, numéro 8 talentueux et élégant. Il permet aussi de tordre le cou à quelques clichés qui voudraient que le rugby géorgien ne produise que des avants de devoir et des piliers massifs.

Travailler sur la discipline

Beka Gorgadze est devenu l’un des moteurs de cette Section qui vient de prendre quinze points sur vingt possibles. "Depuis notre match de Lyon, récompensé par un bonus défensif, nous sommes sur une dynamique positive après un début de saison plutôt raté."

Mais les Palois savent qu’ils souffrent d’un problème chronique, celui de la discipline. Ils en ont beaucoup souffert à Castres par exemple, pour laisser échapper un succès à l’extérieur qui leur tendait les bras. "Nous manquons de maîtrise. Nous devons montrer plus de froideur. À Castres, on a perdu le momentum et là, nous avons subi cinq ou six pénalités d’affilée. On a fini la rencontre à quinze pénalités."

Les Palois ont travaillé bien sûr pour éviter de revivre les fameux moments de fautes répétitives, ces rafales qui font basculer la physionomie d’un match. Beka Gorgadze sera juge sur ces moments où son sang-froid et son autorité seront mis à contribution. C’est peut-être une étape décisive dans son cheminement. À 26 ans, il est en train de trouver son rythme de croisière en Top 14. À Bordeaux, entre 2018 et 2021, il a finalement pataugé, ne glanant que onze titularisations en trois ans, alors qu’on pensait qu’il pouvait "éclater" en Gironde. Il ne semblait pas trop dans les plans de Christophe Urios : "Oui, à part la première saison, ça ne s’est pas très bien passé à Bordeaux, pour plusieurs raisons, à cause de la Covid, de ceci et de cela, il y a peu pas mal de changements et puis j’ai fini par me faire les croisés."

À Pau, il a retrouvé une confiance et une estime de soi et ce, dès la saison dernière. "En Top 14, je n’ai pas vécu une aussi bonne expérience qu’ici, c’est incontestable. J’ai deux grands souvenirs, les deux victoires contre Toulouse. L’an passé, nous étions treize contre quinze. Cette saison, nous avons encore gagné dans un stade à guichets fermés." Ses joies paloises, il ne peut les dissocier de celles qu’il a vécues sous le maillot de la Géorgie, avec deux victoires historiques, contre des nations du Tier 1 : l’Italie en juillet et le pays de Galles, chez lui, en novembre. Des moments un peu passés inaperçus en France mais vécus comme des triomphes dans le Caucase.

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