Top 14 - Les vérités d'Enzo Forletta (Montpellier)

  • Enzo Forletta est le pilier le plus utilisé de l’effectif montpelliérain cette saison avec treize matchs toutes compétitions confondues dont neuf comme titulaire.
    Enzo Forletta est le pilier le plus utilisé de l’effectif montpelliérain cette saison avec treize matchs toutes compétitions confondues dont neuf comme titulaire. Icon Sport
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Le pilier gauche parle du revers face aux Ospreys, de la menace Usap, de son retour sur les terrains ou encore de son avenir personnel.

Blessé lors des dernières phases finales, Enzo Forletta (28 ans) fait partie des Montpelliérains les plus utilisés sur la première moitié de championnat. Le pilier gauche revient sur les derniers mois et se projette sur la suite d’une saison indécise.

La défaite face aux Ospreys

"C’est une contre-performance, clairement. C’était un match à notre portée mais nous avons raté trop d’occasions, trois ou quatre, sur les 20 premières minutes. Dans la foulée, l’équipe a commencé à s’affoler et n’a pas du tout fait preuve de maîtrise. On s’est perdu, on s’est délié. Les Ospreys ont commencé à y croire. Il y a eu zéro réaction de notre part, ce qui ne nous ressemble pas. Nous sommes complètement passés à côté au niveau de l’état d’esprit."

Un début de saison irrégulier

"Le constat de l’inconstance, on le fait aussi. Mais on n’arrive pas à comprendre vraiment pourquoi. Il y a des choses qui peuvent expliquer et elles ne sont en aucun cas des excuses. Le groupe a perdu beaucoup de leaders importants au terme de la saison passée. Il y a un rajeunissement. C’est une période de transition, mine de rien. Ça, les gens ne le comprennent pas forcément mais, dans le rugby, il est très important de créer quelque chose. Ça ne se fait pas en deux secondes. Il y a une nouvelle charnière, de nouveau leaders… Le groupe doit trouver ses marques. Ça fait partie de notre reconstruction."

Le défi de l’Usap

"L’an dernier, Perpignan a prouvé qu’il méritait sa place. Ils ont réalisé un mauvais début de saison. Enfin, disons plutôt qu’ils ont manqué la victoire sur des matchs importants qui étaient à leur portée : ils auraient dû aller chercher un succès à Pau et ils méritaient de faire un résultat à Bayonne. Cela prouve leur qualité : ils sont capables de faire de grosses performances, y compris à l’extérieur. En plus, je connais les entraîneurs, ils seront chauds car c’est un derby. L’an passé, on avait tourné à 6-6 face à eux à la maison. Le match ne s’était décanté qu’à l’heure de jeu. J’espère que l’on est bien prévenu. Ça va être un défi à relever."

Son lien avec Perpignan

"Est-ce que ça reste un match particulier ? Ça le sera toujours. Mais disons que le dépucelage a été fait l’an dernier. Là, ça sera moins particulier. Même s’il y a encore plusieurs joueurs de l’époque. Chacun a son histoire désormais. Après, niveau familial, même si mes parents sont supporters de l’Usap à la base, ils soutiendront toujours l’équipe dont je porterai les couleurs."

Son début de saison

"Je me sens bien. Je regrette encore cette blessure aux cervicales qui m’a fait louper les phases finales la saison dernière. Je ne l’oublierai pas. En ce début de saison, j’avais des appréhensions au niveau de mes cervicales. Vu la poste auquel j’évolue, c’est compliqué de "reprendre fort" dessus. Mais les bonnes sensations sont de retour. Je me sens de mieux en mieux."

Sa fin de contrat

"Est-ce que je sais ce que je vais faire à l’avenir ? Non, pas pour l’instant. Je ne me pose pas plus de question que ça. Je ne me prends pas la tête avec tout ce qui est extra-rugby. Un bon ou un mauvais avenir, ça s’écrit en fonction de ce qui se passe sur le terrain. Je concentre toute mon énergie sur ça."

Ses objectifs

"J’aimerais bien que l’on aille chercher des qualifications en championnat et en Champions Cup pour que l’on confirme ce que l’on a fait l’an dernier, que l’on confirme que l’on est une bonne équipe. Je n’ai pas envie que l’on fasse une année à vide. Il nous faut aller chercher la qualification et être à la bataille. Après, au vu de notre irrégularité, on ne peut pas se permettre de dire trop de choses. On sait où en est dans notre rugby."

Les effets du titre

"Je ne me suis jamais dit : on a changé l’image du club l’été dernier, c’est ce que m’avaient dit les anciens du club. Nous, on a juste fêté notre titre avec insouciance et les supporters étaient contents de le partager avec nous, à travers les vidéos notamment. On ne l’a pas fait pour faire de la communication. C’est l’essence du sport de vivre les choses à fond et de partager son plaisir. Depuis, on voit que les gens viennent un peu plus au stade et ont davantage d’attaches avec le club. On les a rendus fiers, il y a une identité plus forte du fait du titre. De notre côté, on en parle de temps en temps quand on mange à table mais on ne s’attarde pas dessus. Nous voulons surtout les revivre. Et pour y arriver, ça représente beaucoup de travail."

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