Top 14 - Pierre-Henry Broncan (Castres) : « Toulouse et Castres ont une forte identité »

  • Le manager du Castres olympique Pierre-Henry Broncan est impatient de disputer la rencontre face au Stade toulousain au Stadium de Toulouse. Mais il sait que le combat sera rude.
    Le manager du Castres olympique Pierre-Henry Broncan est impatient de disputer la rencontre face au Stade toulousain au Stadium de Toulouse. Mais il sait que le combat sera rude. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Aujourd’hui à la tête du secteur sportif du CO, Pierre-Henry Broncan (Manager de Castres) est aussi passé par le Stade toulousain entre 2015 et 2018, où il fut entraîneur de la défense et en charge du recrutement. Un passage marquant dans son parcours.

Que représentait le Stade toulousain pour vous avant de le rejoindre en 2015 ?

C’était le grand club du championnat français depuis très longtemps, et même le grand club d’Europe. Je ne pouvais pas le voir autrement.

Pensiez-vous intégrer ses rangs un jour ?

Pas du tout. C’est Ugo (Mola), qui arrivait d’Albi et m’a fait venir au Stade toulousain. J’ai débarqué aussi en tant que recruteur puisque Jean-Michel Rancoule s’occupait de ce secteur et avait quitté le club après le départ de Guy Novès.

Que gardez-vous de ce passage ?

C’est un club, en interne, qui est très simple, un vrai ensemble puisque tout le monde est sur place aux Sept Deniers, de l’école de rugby aux professionnels. Chacun se cotoie. C’est vraiment une identité forte, tu t’en aperçois quand tu y arrives. C’est vrai aussi dans le jeu demandé aux plus jeunes, qui rejoint celui de l’équipe professionnelle. Le jeu debout est une culture. Ce fut très enrichissant pour moi. Y rester trois ans fut une belle opportunité.

Et vous aviez participé au recrutement d’Antoine Dupont qui avait, en 2017, quitté Castres pour Toulouse…

Je suis arrivé à une période où une génération était en fin de course. Il y avait beaucoup de joueurs à plus de 33 ans, et de nombreux jeunes de 18 à 21 ans, tel Julien Marchand devenu un immense talonneur, ou Peato Mauvaka qui était encore plus jeune. Au milieu, à part Maxime Médard et Yoann Huget, il n’y avait pas grand-monde. Le recrutement d’Antoine a fait partie des arrivées compensant le départ à la retraite ou dans d’autres clubs des trentenaires.

Outre Ugo Mola, vous avez aussi cotoyé Jean Bouilhou et Clément Poitrenaud à leurs débuts d’entraîneurs…

Oui, et j’ai toujours gardé de bons rapports avec eux. Avec le club en général d’ailleurs. J’ai un fils au Stade toulousain aujourd’hui. Je n’y vais pas trop et c’est surtout ma femme qui l’emmène (rires). Mais il m’est arrivé de me retrouver quelques fois à l’attendre et à discuter avec des membres du club pendant les entraînements.

Comment vivez-vous la notion de derby ?

Cela fait trois ans que je suis à Castres, je suis toujours très content de jouer contre Toulouse. à chaque fois, c’est l’occasion d’affronter une très belle équipe. La rivalité… Bon, on est quand même loin aussi, ce n’est pas juste à côté. Mais c’est normal de parler de derby. Ce sont deux clubs aux moyens peut-être différents mais qui se ressemblent sur l’unité qui existe chez chacun d’entre eux. On appartient au Castres olympique, on est bleu et blanc. On appartient au Stade toulousain, on est rouge et noir. Par rapport à des clubs où il n’y a presque pas de lien entre structures amateures et professionnelles, Toulouse et Castres possèdent une vraie unité et une forte identité. Malgré des rugbys différents, l’attachement au club est grand des deux côtés.

Jouer au Stadium est-il particulier ?

C’est superbe, ce stade est magnifique et c’est motivant. L’affiche est belle, nous sommes impatients mais ça fait peur aussi. Ce n’est pas un doublon et ça peut aller très vite. La saison dernière, nous avions été corrigés par le grand Stade toulousain (41-0) à Ernest-Wallon.

Mais vous l’aviez battu en demi-finale…

Ce sont des matchs de phase finale. à ce niveau de compétition, il n’y a pas de favori, c’est un contexte différent.

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