Face à Clermont, les coups gagnants d'Arnaud Mela

  • Après la dernière transformation, les Brivistes sont venus congratuler Thomas Laranjeira, auteur d’une très belle rentrée.
    Après la dernière transformation, les Brivistes sont venus congratuler Thomas Laranjeira, auteur d’une très belle rentrée. - Diarmid Courrèges
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L’entraîneur en chef briviste a su donner un coup de fouet à ses hommes à la pause tout en réalisant les changements parfaits pour permettre au CAB de retrouver le sourire, trois mois après.

Des roues, des poignets qui fracassent la pelouse du Stadium municipal, des scènes de joie irréelles… Lorsque M. Charabas a accordé l’essai de Papali’i à la 89e minute, tout Brive est entré en transe. Endormis une majeure partie de la rencontre, les 11 000 supporters brivistes ont rugi comme un seul homme, drapeaux au vent. Le CAB partait pourtant de si loin. Menés 13-3 à la pause face à une implacable équipe auvergnate, les Coujoux ont suivi les préceptes d’Arnaud Mela dès l’entame de la seconde période. «À la pause, je leur ai dit de jouer au rugby à haut niveau. Si cela ne marchait pas, on allait faire de la dépossession. Mais je leur ai surtout demandé de jouer, et que si on perd, qu’on perde sans regret. Ils ont trouvé de bonnes situations de break. On a réussi à percer plusieurs fois et on a quand même été capables d’occuper le camp de Clermont.» Après avoir passé une première période avec 66 % de possession stérile, le CAB s’est montré plus tranchant, plus courageux et plus conquérant que son opposant du soir en deuxième période. Si Arnaud Mela a su remettre ses protégés dans le droit chemin à la pause, il s’est également montré visionnaire et stratège dans le second acte. À la 57e minute, la triple entrée de Raffy, Sanga et Laranjeira a accéléré le jeu corrézien. Moins de deux minutes après leurs entrées, le numéro 9 briviste s’en allait en terre promise alors que l’arrière casqué finissait la rencontre avec un 100 % au pied. Un coaching gagnant, puis magnifique d’audace lorsque Mela décida de sortir Papali’i de sa tanière.

Un coup de poker nommé Papali’i

Le public briviste s’est posé la question quelques minutes. Lorsqu’Abraham Papali’i a quitté ses partenaires à la demi-heure de jeu, était-ce un choix ou une sortie sur blessure ? Le puissant numéro 8 s’était certes heurté à une épaisse défense clermontoise mais sa sortie si précoce avait de quoi interloquer dans les tribunes du Stadium municipal. Finalement, Arnaud Mela avait une nouvelle fois tout vu avant tout le monde. À la 88e minute, et alors que le CAB avait remonté tout le terrain grâce à sa furia et l’indiscipline criante de l’ASM, l’entraîneur en chef des Coujoux tentait un coup plein d’audace en faisant sortir Julien Delannoy pour faire entrer Abraham Papali’i. Une vision presque prophétique puisque le Néo-Zélandais s’écrasa dans l’en-but montferrandais. Un essai qui vaut plus qu’une victoire pour le manager et son capitaine, Saïd Hirèche qui a lui aussi pris la bonne décision en choisissant la touche. "Quand je me suis tourné vers mes coéquipiers, la moitié voulait le match nul, l’autre la touche. Et au final on a assumé et je suis très content pour les joueurs et les entraîneurs", ponctuait le capitaine du CAB. La saison de Brive s’est peut-être jouée dans ces dernières secondes face au voisin auvergnat. Réponse dès la semaine prochaine, à Lyon.

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Clément Labonne
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