Les raisons d’un sabordage pour Clermont face à Brive

  • Trop indisciplinés, Tomas Lavanini et les Clermontois n'ont pas su tenir le résultat à Brive.
    Trop indisciplinés, Tomas Lavanini et les Clermontois n'ont pas su tenir le résultat à Brive. - Vincent Duvivier
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Alors que l’ASM a mené pendant 88 minutes, les Jaunards se sont quand même inclinés en toute fin de rencontre. La faute à plusieurs facteurs.

Tout le banc clermontois s’était levé pour assister, les mains sur la tête, à la toute dernière touche briviste de la rencontre. Si les Jaunards ont été particulièrement performants en défense ce week-end, ils n’ont pu contenir le maul de toute la Corrèze, à la 89e minute de jeu. Au-delà de la furia briviste, qui est la première cause de cette défaite dure à avaler, Clermont a connu des défaillances majeures qu’elle ne doit qu’à elle-même.

Une indiscipline trop lourde

Jono Gibbes et son staff regarderont sans doute davantage les quatre dernières pénalités que les onze précédentes. À moins de trente secondes de la sirène, alors que l’ASM régulait tranquillement les assauts brivistes à quatre-vingts mètres de sa ligne, les Jaunards ont enchaîné trois fautes en deux minutes. De quoi ramener le CAB à cinq mètres de la ligne auvergnate. Un quatrième coup de sifflet de M. Charabas sonna le glas pour l’ASM, qui encaissa un maul après une dernière pénaltouche.

Une touche trop défaillante

Si performante depuis l’arrivée de Julien Ledevedec cet été, la touche clermontoise a sombré dans des abysses insoupçonnés cette saison. Au total, les hommes de Jono Gibbes ont perdu six lancers sur quatorze ! Un total bien trop important pour les Auvergnats qui n’ont jamais pu lancer leur jeu proprement. Les Jaunards n’ont en effet bénéficié que de 30 % de possession. Un chiffre foudroyant pour les prétentions et l’ADN de Clermont, tournés vers un jeu de mouvement. Un pourcentage qui divise également le capitaine et son manager (voir opinion).

Une ligne d’attaque enrayée

Un éclair, puis le néant. L’attaque clermontoise a régalé les bruyants supporters auvergnats à Brive sur son premier mouvement d’envergure. Une phase offensive digne de l’ADN jaune et bleu avec une lecture parfaite du trio Newsome-Raka-Penaud. Mais après ce premier essai, survenu après seulement une minute de jeu, les trois-quarts visiteurs ont eu toutes les difficultés du monde à retrouver des grosses séquences de jeu. La faute à la touche, en partie, mais également à des fautes de transmission, des en-avant et une connexion pas toujours évidente entre Irae Simone et Cheikh Tiberghien qui étaient associés pour la première fois au centre.

L’absence d’Iturria

C’est une statistique alarmante. Lorsqu’Arthur Iturria n’est pas sûr le pré, Clermont perd à chaque fois cette saison. Absent à quatre reprises en Top 14, le capitaine des Jaunards a dû regarder quatre défaites depuis son canapé (Toulouse, Bayonne, Racing 92 et Brive).

Au-delà de son leadership, ses qualités de sauteur ont cruellement manqué dans l’alignement clermontois, et encore davantage quand Tixeront est sorti de la pelouse à la 42e minute. Un début de malédiction que le staff jaune et bleu devra vite résorber car la semaine prochaine Toulouse arrive en ville. La rébellion sera une fois de plus attendue.

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Clément Labonne
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