Top 14 - Et dire que Tani Vili était malade face à la Rochelle !

  • Finalement propulsé titulaire à la place de Dubié, forfait de dernière minute, le deuxième centre de l'UBB a fait mal à la Rochelle.
    Finalement propulsé titulaire à la place de Dubié, forfait de dernière minute, le deuxième centre de l'UBB a fait mal à la Rochelle. Icon Sport
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Auteur d’un drop venu d’ailleurs, capital dans la construction du succès girondin, l’ancien clermontois a bien fait de sortir du lit dans lequel il s’était réfugié, fiévreux, le matin-même.

Conjugué à la magie de Noël, un état grippal peut donner des ailes. Si, si, juré. Bon, nul doute que Jean-Baptiste Dubié – paraît-il malade toute la nuit précédant ce "derby de l’Atlantique" et incapable de trouver le sommeil – ne validera pas. Mais demandez donc à Tani Vili qui, dans les plans initiaux de l’UBB, devait remplacer "Boulou" en cours de partie. Lui aussi était bien patraque figurez-vous, avant de faire le voyage à Deflandre. Non seulement le centre de 22 ans a tenu le choc 80 minutes, mais il a aussi et surtout brillé.

Bien mis en jambes par ce précoce déboulé (3e), suite coup d’œil de Zack Holmes dans le dos du premier rideau rochelais, la recrue estivale de l’UBB a certes commis un petit péché de gourmandise en servant à contretemps et en-avant Cordero, venu idéalement se proposer à sa gauche pour assurer un essai en première main. Mais sa prise de balle autoritaire sous le nez de l’impuissant Dulin a donné le ton. Ce même Dulin que l’ex-joueur de l’ASM a gêné à la retombée d’une chandelle (16e) avant de l’écœurer en trouvant un somptueux 50 : 22 (20e).

Si ce "côté bestial" souligné par son éphémère manager Christophe Urios en début de saison – un profil que l’UBB "n’avait pas", avec une telle "puissance brutale" – Vili n’a pas pu pleinement l’exprimer à Deflandre, «il a été bon dans quelque chose qui est paradoxal chez lui, salue Julien Laïrle. Je l’ai trouvé très strict et très rigoureux dans son jeu, ce qui n’est pas toujours le cas de Tani. C’est une belle force.»

«Il viendra dormir à la maison, je le cajolerai avant Montpellier»

Et que dire de cette inspiration, juste avant l’heure de jeu. Ce "drop d’extraterrestre", va jusqu’à dire l’entraîneur des avants, à qui il n’a sans doute pas échappé que le centre était en train de replacer son protège-dents, au moment d’être servi par Mathieu Jalibert. «Je vais voir s’il est capable de le remettre à l’entraînement, celui-là. Je ne sais pas (rires). Ce drop est important ! Quand tu gagnes comme on gagne, ça fait du bien.» Qui plus est quand il est claqué par un Vili mal-en-point "depuis le matin."

C’est d’ailleurs coach Laïrle qui a vendu la mèche, après match, sur l’état de santé de son centre. Sans ça, on ne se serait aperçu de rien. «La particularité, déjà, c’est qu’il était couché dans sa chambre, fiévreux. J’espère que tous les week-ends, il sera malade, ça permettra d’être très bon sur le terrain comme il l’a été ce soir, se marre l’entraîneur des avants. On l’a laissé au chaud, caressé, cajolé, mis un plaid sur le dos… Et force est de constater que ça lui fait beaucoup de bien ! Du coup, à Bordeaux, il viendra dormir à la maison, je le cajolerai avant le match contre Montpellier.»

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Romain ASSELIN
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