Top 14 - Paris est bien l’outsider de la saison après sa victoire face au Racing 92

  • Les Parisiens de Romain Briatte ont frappé un gros coup en infligeant un fessée au Racing 92 sur la pelouse synthétique de la Paris-La Défense-Arena.
    Les Parisiens de Romain Briatte ont frappé un gros coup en infligeant un fessée au Racing 92 sur la pelouse synthétique de la Paris-La Défense-Arena. Icon Sport - Icon Sport
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Tout à la fois surprenant et impressionnant, le Stade français a tapé du poing sur la table à Nanterre, dans le derby francilien. Qu’on se le dise : Paris est bien l’outsider de la saison !

Vous savez quoi ? Avant ce match, des pisse-vinaigre osaient avancer que le classement du Stade français était en trompe-l’œil, que Paris n’avait jusque-là affronté que des éclopés, que les Soldats roses faisaient certes un début de saison satisfaisant mais, sur le podium du Top 14, n’étaient pas à leur véritable place. Et maintenant que Paris a passé 40 points à la grosse Bertha des Hauts-de-Seine, alors ? On dit quoi, papa ? On dit bravo à l’armée rose et on en conclut que ce Stade français là, sous respiration artificielle depuis le titre de 2015, a bel et bien le coffre pour arracher la qualification et mieux, gâcher la fête des présumés favoris du championnat…

Et quoi ? Comme attendu, le Stade français s’appuie déjà sur un paquet d’avants pour le moins solide, en témoignent les quelques pénalités glanées en mêlée fermée à Nanterre ou les cinq ballons volés en touche aux Ciel et Blanc, pourtant fort bien pourvus dans le domaine aérien et alignant, samedi après-midi, des joueurs tels Cameron Woki, Ibrahim Diallo, Anton Bresler ou Baptiste Chouzenoux, tous double-mètres ou assimilés. Mais ce qui surprend le plus, chez cette équipe parisienne, c’est cette capacité, somme toute nouvelle, à produire du jeu, déplacer l’adversaire pas de bons enchaînements et faire le spectacle, bonne mère ! À Nanterre, si Joris Segonds occupa souvent le camp adverse de son immense coup de pompe, il se montra aussi très inspiré dans l’animation offensive, alternant passes au large vers Léo Barré ou Lester Etien, ou jeu dans l’axe avec, à ses côtés, le numéro 8 Giovanni Habel-Kuffner ou Julien Delbouis, revenu de l’enfer et de deux saisons blanches au meilleur moment.

Quesada : «De très bonnes sensations»

Après la rencontre, dans les couloirs désertés de la Paris-La Défense-Arena, le manager parisien Gonzalo Quesada expliquait donc : «Honnêtement, j’ai de très bonnes sensations depuis ces dernières semaines. L’équipe gère très bien ses rencontres. […] Vous savez, j’ai eu l’occasion de vivre ce derby à de nombreuses reprises avec cette équipe mais je n’ai jamais vu le Stade français sortir un match de ce niveau-là.» Dans la foulée, l’Argentin, qui quittera la capitale à la fin de la saison, poursuivait : «Il y a d’abord eu un énorme état d’esprit de la part de tous les joueurs. Et puis, nous avons su contrer le Racing, cette équipe qui aime tant les matchs qui s’emballent. Pour les battre, il fallait enrayer ce rythme-là et nous y sommes parvenus. Le match est resté structuré, à notre rythme et cela nous a souri..» Au crépuscule de ce coup de tonnerre, on n’ira pas jusqu’à dire que Paris a une gueule de champion de France. Mais comme le soufflait très justement Baptiste Pesenti en début de saison, ce Stade français a tout d’une "équipe de pénibles"

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Marc DUZAN
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