Top 14 - Plus dure est la (re)chute rochelaise après la défaite face à Bordeaux-Bègles

  • Les Rochelais sont passés à côté d'une belle opportunité de talonner le leader.
    Les Rochelais sont passés à côté d'une belle opportunité de talonner le leader. Icon Sport
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Défait, déjà, pour la deuxième fois de la saison à domicile, le champion d’Europe n’en finit plus de souffler le chaud et le froid. Des montagnes russes à vite dompter pour exister au printemps.

Sur quel pied danser avec le Stade rochelais, cette saison ? La question, mine de rien, ne cesse de revenir au galop. Comment ne pas être désorienté, en même temps, par tant de performances en dents de scie ? Même quand vous vous appelez Ronan O’Gara. «Je suis un peu perdu avec cette performance…», concédait, à chaud, le patron du staff jaune et noir. Calme mais "énervé", en son for intérieur, par le "niveau de standard" des siens, face à l’UBB. Son «ce n’était même pas un match moyen…» lâché en conférence de presse traduit bien des choses.

Souvent ahurissante de facilité et de maîtrise lors de la quinzaine européenne, digne de son statut de champion en titre, l’équipe maritime est donc (encore) retombée dans ses travers, à l’occasion de ce premier des deux actes du Boxing Day. Pas forcément ceux entrevus lors de la bouillie rochelaise contre Pau, mi-octobre, dans ce même Deflandre (21-38). L’engagement y était, cette fois, au moins, à défaut de précision. Mais la conclusion reste la même : "une claque", image Grégory Alldritt, qui faisait figure de fer de lance d’un banc de mammouth (Skelton, Atonio, Seuteni, Boudehent…), à vous glacer le sang sur le papier mais finalement sans trop de relief une fois en action. «Ça a été très dur pour toute l’équipe, le staff, le club. C’est difficile à expliquer, souffle le Gersois, l’œil un brin hagard. Il nous faut plus d’ambition dans notre jeu. Il ne faut pas croire que, parce qu’on a un stade plein, tout va se faire tout seul. Il faut se les "peler". Il n’y a pas que la Champions Cup ou les matchs de gala à jouer, il faut jouer tous les matchs avec la même intensité, la même envie, le même état d’esprit»

Une profondeur de banc qui interroge

C’est peu dire que la notion d’effectif "hyper compétitif", vantée par "ROG" quelques jours plus tôt, prend du plomb dans l’aile. Si le printemps 2023 et ses phases finales sont encore loin, dans le calendrier, les rotations opérées ici et là depuis le début de saison n’ont guère apporté toutes les garanties souhaitées sur la profondeur de banc. Là où «il ne faudrait pas – exhorte Alldritt – sentir la différence», le fossé n’est, pour l’heure, pas comblé.

«C’est une opportunité ratée pour certains joueurs, ça c’est sûr, abonde le technicien irlandais. On ne peut même pas parler de gagner quelque chose après cette performance. Je dois lever la main, aussi. C’est moi qui choisis l’équipe. C’est une très grande faute de ma part […] Mais si je regrette d’avoir ménagé certains (Hastoy, Danty, Bourdeau, N.D.L.R.) ? Pas du tout. Parce que, oui c’est une énorme déception, mais ce n’est pas fatal. Il y a une différence. On est toujours en train d’apprendre. Dans les moments durs, on voit le caractère.» Les Rochelais ont l’embarras du choix pour trouver de quoi être "piqués".

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Romain Asselin
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