International - Notre XV de l'année : les Bleus en nombre, les Verts en force...

  • Antoine Dupont, Cyril Baille et Julien Marchand font tous les trois partie de notre XV de l'année.
    Antoine Dupont, Cyril Baille et Julien Marchand font tous les trois partie de notre XV de l'année. Icon Sport
Publié le , mis à jour

Notre XV Mondial, en toute logique, intègre une majorité de joueurs du XV de France, de l’Irlande et de l’Afrique du Sud. Seuls deux All Blacks résistent à une saison internationale qui les a vus enregistrer huit victoires, quatre défaites et un match nul face à l’Angleterre de Marcus Smith, l’ouvreur de ce XV.

15. Ange Capuozzo - Italie

Deux essais pour commencer, lors de sa première sélection et alors qu’il était remplaçant. Puis un exploit retentissant au pays de Galles, qui amenait l’essai de l’exploit des Italiens sur la pelouse du Millennium de Cardiff. Élu révélation de l’année par World Rugby, l’arrière de poche et de feu a également signé à Toulouse cet été. À son poste, on ne trouve pas mieux.

Également cités : Freddie Steward (Angleterre), Stuart Hogg (Ecosse), Hugo Keenan (Irlande).

 

14. Damian Penaud - France

Dix essais en dix matchs internationaux. Dix-neuf sur l’ensemble de l’année 2022. Meilleur marqueur et meilleur franchisseur de la scène mondiale, le Clermontois (futur Bordelais) n’a pas son pareil dans le un contre un. Le meilleur ailier du monde. Tout simplement.

Également cités : Mack Hansen (Irlande), Kurt-Lee, Arendse (Afrique du Sud), Will Jordan (Nouvelle-Zélande).

 

13. Garry Ringrose - Irlande

Au cœur du collectif superbe qu’a peaufiné Andy Farrell à la tête de l’Irlande, Ringrose est l’huile dans les rouages. Il ne se trompe jamais de zone d’attaque ou de passe, ne s’égare jamais à plaquer le mauvais adversaire. Tout est précis, choyé. Un régulateur exceptionnel de justesse. Après avoir été meilleur joueur d’un Mondial junior, il intègre aujourd’hui notre XVMondial. Logique.

Également cités : Gaël Fickou (France), Rieko Ioane (Nouvelle-Zélande), Lukhanyo Am (Afrique du Sud).

 

12. Damian De Allende - Afrique du Sud

Alors, c’est sûr, le rugby pratiqué par De Allende ne convoque pas exactement l’idée poétique que se faisaient du poste les Codorniou, Boniface, Conrad Smith ou Jeremy Guscott. Plus habile et précis qu’on veut bien le dire, tout de même, Damian De Allende reste un point d’ancrage à l’efficacité terrible au milieu du terrain.

Également cités : Bundee Aki (Irlande), Jonathan Danty (France).

 

11. Caleb Clarke - Nouvelle-Zélande

Encore un joueur biberonné au rugby à 7 et passé par le vivier des Auckland Blues avant d’éclore. Tôt annoncé comme un phénomène de ce jeu, doté de mensurations hors normes (1,85 m pour 107 kg) qui n’empêchent pas une terrible pointe de vitesse, Caleb Clarke a réellement explosé en cette année 2022, deux ans après ses débuts internationaux : dix titularisations en autant de sélections avec la Nouvelle-Zélande et trois essais inscrits. Toujours une grande menace en bout de ligne. Il est de ceux qui ont contribué au redressement des AllBlacks.

Également cités : James Lowe (Irlande), Makazole Mapimpi (Afrique du Sud), Marika Koroibete (Australie).

 

10. Marcus Smith - Angleterre

Difficile de départager les quatre joueurs cités tant ils ont tous signé des saisons éblouissantes, mais l’Anglais prend un court avantage grâce à son génie offensif, légèrement supérieur. Smith semble avoir définitivement délogé Farrell du poste d’ouvreur. Son dernier fait d’arme ? Celui d’avoir permis à sa sélection de marquer trois essais dans les dix dernières minutes de son test contre la Nouvelle-Zélande pour arracher un match nul inespéré. Selon son entraîneur de l’attaque aux Harlequins, l’ancien demi d’ouverture All Black Nick Evans, il est aujourd’hui aussi à l’aise en club qu’en sélection et exploite enfin son plein potentiel.

Également cités : Jonathan Sexton (Irlande), Romain Ntamack (France), Richie Mo’unga (Nouvelle-Zélande).

Marcus Smith a réalisé une saison de haut vol avec le XV de la Rose.
Marcus Smith a réalisé une saison de haut vol avec le XV de la Rose. PA Images / Icon Sport

 

9. Antoine Dupont - France

Élu meilleur joueur du monde l’année passée, le demi de mêlée du XV de France et du Stade toulousain a encore livré une saison de haut vol. Bien que de plus en plus pisté par ses adversaires, Dupont continue de faire des différences en jaillissant là où l’on ne l’attend pas.

Également cités : Jamison Gibson-Park (Irlande), Aaron Smith (Nouvelle-Zélande), Faf de Klerk (Afrique du Sud).

 

8. Grégory Alldritt – France

Auteur d’un Tournoi des 6 Nations époustouflant tant sur ses performances que sur sa régularité, le Rochelais est plus que jamais l’une des pierres angulaires du XV de France, et fut un grand artisan du Grand Chelem. Une nomination d’autant plus valorisante qu’ailleurs, la concurrence a été rude avec les joueurs cités en suivant.

Également cités : Ardie Savea (Nouvelle-Zélande), Caelan Doris (Irlande), Rob Valetini (Australie).

 

7. Josh Van der Flier - Irlande

Le flanker du XV d’Irlande a succédé à notre Antoine Dupont national au titre de meilleur joueur du monde pour l’année 2022, rien que ça. Toujours aussi actif sur le terrain et intraitable en défense, l’équarisseur irlandais a étoffé son jeu en prenant une nouvelle dimension en portant davantage le ballon.

Au fil des années, Josh van der Flier a comblé sa lacune ballon en main. Il est désormais un redoutable porteur de ballon.
Au fil des années, Josh van der Flier a comblé sa lacune ballon en main. Il est désormais un redoutable porteur de ballon. Icon Sport - Sportsfile

Également cités : Pieter Steph Du Toit (Afrique du Sud), Dalton Papali’i (Nouvelle-Zélande), Hamish Watson (Ecosse).

 

6. Siya Kolisi - Afrique du Sud

Après une logique période de flottement après le titre mondial remporté en 2019, le chef de file des Springboks a remontré à la planète rugby qui était le patron. Il fut un modèle d’engagement et de régularité au cours des quatre tests de novembre.

Également cités : Anthony Jelonch (France), Jamie Ritchie (Ecosse), Pablo Matera (Argentine).

 

5. Sam Whitelock - Nouvelle-Zélande

Les vieilles gloires ont la peau dure et à ce titre, on ne peut que saluer la saison réussie par Sam Whitelock, dont la science du combat a largement permis aux All Blacks de traverser une période de vent mauvais jusqu’à décrocher un nouveau titre en Rugby Championship. Parfait soldat dans l’ombre du controversé capitaine Sam Cane, l’homme aux désormais 143 sélections semble plus que jamais incontournable à l’orée de sa quatrième Coupe du monde, qu’il compte bien devenir le premier à soulever à trois reprises…

Également cités : Eben Etzebeth (Afrique du Sud), James Ryan (Irlande), Will Skelton (Australie)

 

4. Tadhg Beirne - Irlande

Très mobile, bon gratteur, Tadgh Beirne se signale surtout au milieu du pack irlandais par ses aptitudes dignes d’un trois-quarts ballon en main. En clair, lorsqu’il s’agit sur les séquences irlandaises de faire circuler le ballon dans le dos du bloc d’avants, c’est Beirne et personne d’autre qui s’en charge pour le XV du Trèfle, faisant valoir ici une appréciable complémentarité avec son compère de la deuxième ligne, le pur guerrier James Ryan.

Également cités : Maro Itoje (Angleterre), Cameron Woki (France), Matias Alemanno (Argentine).

 

3. Tadhg Furlong - Irlande

Certains spécialistes du poste auraient certainement préféré voir plébisciter ici le Springbok Frans Malherbe, probablement le meilleur spécialiste actuel de la planète en mêlée. Reste qu’il serait faire injure à Furlong de ne pas constater son influence majeure dans le jeu irlandais, au regard à sa capacité à gagner de manière inlassable des mètres ballon en main, sans parler de son incroyable activité en défense… Une activité qui fait de lui, à nos yeux, le meilleur numéro 3 du monde à l’heure actuelle, en tout cas le plus complet. Et de loin…

Tadhg Furlong résiste à un plaquage de Sam Simmonds lors du Tournoi des 6 Nations 2022.
Tadhg Furlong résiste à un plaquage de Sam Simmonds lors du Tournoi des 6 Nations 2022. Icon Sport - PA Images

Également cités : Frans Malherbe (Afrique du Sud), Uini Atonio (France), Will Stuart (Angleterre)

 

2. Julien Marchand - France

À quand remonte le dernier mauvais match de Julien Marchand? Presque toujours parfait sur les basiques de son poste que demeurent la mêlée fermée et les lancers en touche, mais surtout d’une efficacité sensationnelle sur ses contests au sol qui sont (re) devenus l’alpha et l’omega du rugby moderne, le Toulousain présente en outre la faculté très intéressante de ne jamais perdre un ballon tout en avançant en permanence à l’impact.

Également cités : Malcolm Marx (Afrique du Sud), Peato Mauvaka (France), Ronan Kelleher (Irlande).

 

1. Cyril Baille - France

Pierre angulaire de la première ligne tricolore qui fait désormais valeur de référence à l’échelon mondial, le Toulousain apporte en plus de ses garanties dans le combat des véritables mains en or, qui permettent régulièrement au jeu du XV de France de prendre de l’ampleur après lui. Seule ombre au tableau, ces soucis aux adducteurs qui lui ont valu de passer par la case opération et lui ont valu une belle frayeur en novembre après un retour quelque peu précipité pour affronter les Springboks. Lequel devait évidemment beaucoup à son statut de cadre si particulier…

Également cités : Ellis Genge (Angleterre), Steven Kitschoff (Afrique du Sud), Andrew Porter (Irlande).

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Léo Faura, Nicolas Zanardi et Simon Valzer
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