Top 14 - Brive veut se tailler la part du lion

  • Après avoir fait ses preuves avec le rugby à 7, Aaron Grandidier gagne peu à peu du temps de jeu sous le maillot du CAB.
    Après avoir fait ses preuves avec le rugby à 7, Aaron Grandidier gagne peu à peu du temps de jeu sous le maillot du CAB. Icon Sport - Loic Cousin
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Avec la victoire sur le gong dans le derby ajoutée à la venue de Patrice Collazo, les Brivistes ont passé des fêtes de Noël heureuses. Le CAB prolongerait bien le plaisir.

Des sourires, de la joie, et de l’envie : voilà que Brive est sur un petit nuage au sortir de ce week-end de Noël. Et sous le sapin du club, de jolis cadeaux. Le plus gros, le plus attirant, le mieux emballé, c’est évidemment ce succès 20 à 16 dans le derby face à Clermont après la sirène. Mais juste à côté, le cadeau surprise que l’on regarde en ouvrant le premier. Celui que l’on n’attendait pas forcément mais qui fait quand même très plaisir : l’arrivée d’un nouveau manager, en la personne de Patrice Collazo. :

Évincé de ses fonctions à Toulon en 2021, il retrouve un poste au plus haut niveau. Un challenge qui lui manquait forcément quand on connaît le compétiteur qui vit en lui. Alors pas de temps à perdre. Dès mardi (lundi était jour de congé), le manager s’est officiellement mis au travail lors de ce premier entraînement animé sous les yeux de nombreux aficionados. Une mise en bouche, ballon sous le bras, où le nouveau patron a plusieurs fois discuté avec ses adjoints Arnaud Mela et Jean-Baptiste Péjoine. Comme l’explique l’ailier briviste Aaron Grandidier : "Le premier entraînement était anticipé avant son arrivée", mais sa présence était essentielle. "Je connais et respecte le travail qu’il a pu effectuer à la Rochelle et à Toulon", ajoute le septiste.

Briser la malédiction

Évidemment, la situation de Brive est bien différente de ce que Collazo a pu connaître lors de son aventure maritime ou encore dans le Var. Avec le club noir et blanc, il faudra se sauver d’une descente qui se profile. Brive est actuellement bloqué à la dernière place du classement avec 17 points, à neuf unités de Castres premier non-relégable, mais à un petit point de Perpignan. Si nous n’en sommes qu’à la mi-saison, il faut remonter à l’exercice 2014-2015 pour voir un club dernier à la 13e journée réussir à sauver sa peau dans l’élite. Castres l’avait fait en se hissant à la 12e place en fin de parcours. Alors la venue du natif de la Seyne a pour but de casser cette série noire, de redonner un coup de cravache à ce groupe. "La tâche est immense mais je trouve qu’il y a quelque chose à faire, à aller chercher pour tout un club, pour toute une ville" annonçait avec ambition Patrice Collazo. Une tâche loin d’être impossible, quand on scrute avec attention l’effectif corrézien, porté par son maestro argentin en pleine forme, Nicolas Sanchez.

Avec ce déplacement à Lyon, le tout récemment intronisé manager verra au plus près les ambitions de ses troupes après les avoir observées toute la semaine. Il faudra beaucoup de cœur pour aller embêter des Lyonnais sans doute très agacés de leurs derniers résultats en Top 14 mais aussi en Champions Cup. Pourtant s’imposer à l’extérieur, les coéquipiers de Saïd Hirèche l’ont déjà fait cette saison. C’était à Aimé-Giral. Ce même stade où Bordeaux, Toulon ou encore Lyon se sont cassé les dents. Cet effectif du Lou est impressionnant et les confrontations des dernières années sont à la faveur des Rhodaniens. En revanche, la dynamique, elle, est Briviste. Il faudra donc s’employer pour prolonger le plaisir, au moins jusqu’au passage à la nouvelle année.

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Tristan FAILLER
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