Top 14 - Joris Segonds : « Je serai toujours Parisien l’an prochain »

  • Un temps pressenti sur le départ, Joris Segonds reconnaît qu'avoir clarifié sa situation (il est sous contrat jusqu'en juin 2024) l'a aidé à retrouver son niveau de jeu.
    Un temps pressenti sur le départ, Joris Segonds reconnaît qu'avoir clarifié sa situation (il est sous contrat jusqu'en juin 2024) l'a aidé à retrouver son niveau de jeu. Icon Sport
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Parfois décevant après son retour de blessure, Joris Segonds est redevenu un joueur décisif dans le dispositif parisien. La clarification de son avenir n’y est peut-être pas étrangère…

Après une période difficile, vous semblez revenu à votre meilleur niveau depuis quelques semaines. Est-ce votre sentiment ?

J’ai eu un peu de mal à revenir après ma blessure de début de saison. Je ne me sentais pas très à l’aise dans le jeu. Souvent, on me demandait de taper beaucoup au pied, ce qui me frustrait pas mal. Je n’avais pas l’impression de bien jouer au rugby, en tout cas le rugby que j’aime. Et c’est vrai que depuis quelques semaines, notamment depuis le retour des vacances durant la trêve internationale, je me sens beaucoup mieux. Je crois que c’est à l’image de toute l’équipe qui commence à trouver de bons repères. Et aujourd’hui, je me régale, je prends vraiment beaucoup plus de plaisir.

Vous dîtes être parfois frustré qu’on vous demande de beaucoup jouer au pied, mais n’est ce pas aussi l’une de vos principales forces ?

C’est vrai mais on me demande parfois de taper plus dans le ballon que de jouer au rugby. Je le comprends parce que dans ce Top 14, le jeu au pied c’est une arme fatale. Mais j’aime attaquer la ligne, j’aime prendre des initiatives. Seulement, parfois je me fais un peu reprendre par les coachs si je sors du plan de jeu. J’ai donc le cul entre deux chaises. Heureusement, depuis quelques semaines, l’équipe est beaucoup mieux, joue en avançant et ça me permet de jouer le rugby que j’affectionne.

Le fait que votre avenir ait été clarifié vous a-t-il aussi permis de vous libérer ?

Juste avant le match contre Toulon, la rumeur a couru que le club ne voulait pas me garder la saison prochaine alors que je suis sous contrat jusqu’en juin 2024. J’avoue que ça m’a un peu fait chier. Je me suis posé quelques questions. Heureusement, la situation a vite été clarifiée. Je sais que l’an prochain je serai encore Parisien et j’en suis ravi. Du coup, je peux me concentrer uniquement sur le jeu et sur mes performances. C’est quand même plus facile.

D’autant plus que vous jouez derrière un paquet d’avants ultra-dominateur…

C’est un bonheur pour un demi d’ouverture ! Sur une mêlée sur deux, on obtient une pénalité ou presque. Franchement, je me régale. Les gros font un super boulot depuis le début de saison.

L’équipe est d’ailleurs souvent apparue coupée en deux entre des avants performants et des trois-quarts décevants. Comment avez-vous accueilli les critiques ?

C’était la réalité en début de saison ! Devant, ils faisaient un boulot de fou et nous, on se jetait les ballons sur la tête. Nous en étions conscients. J’ai le sentiment que ça va mieux aujourd’hui, que la confiance est revenue. Le plaisir est de retour et on travaille pour que ça dure.

Sur le plan collectif, comment expliquez-vous cette évolution positive des dernières semaines ?

Pour être transparent, l’annonce du changement de staff pour la saison prochaine après seulement quelques journées de Top 14, ça n’a pas été simple à gérer. Ça nous a quand même perturbé d’apprendre le départ de Gonza (Quesada) dans la presse. Ça nous a fait de la peine pour lui. De nombreuses questions se sont posées. Il a fallu digérer. J’ai le sentiment que ce temps de digestion est passé et que l’équipe commence à trouver son rythme de croisière. Surtout, personne ne nous attend vraiment après la saison réalisée l’an dernier où nous avons terminé onzième. Personne ne nous respecte et tant mieux. On accumule de la confiance, on essaie de ne pas faire de bruit et on espère continuer sur notre lancée. Parce que c’est bien beau d’avoir gagné au Racing avec le bonus offensif, mais nous ne sommes pas champions du monde pour autant. Surtout, si on se craque samedi contre Pau, on passera pour des cons.

Êtes-vous à l’abri désormais de ce genre d’accident ?

On s’est placé en état d’alerte par rapport à ce genre de piège. C’est tellement « Stade français » de réussir un gros coup et de se planter en suivant qu’on en a beaucoup parlé cette semaine pour éviter une telle déconvenue. Tout le monde est prévenu. À nous de faire le nécessaire.

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