Top 14 - L'opinion de Stade français - Pau : et surtout, joyeux réveillon

  • Les tribunes de Jean-Bouin étaient bien vides pour la réception de la Section paloise.
    Les tribunes de Jean-Bouin étaient bien vides pour la réception de la Section paloise. Icon Sport - Icon Sport
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Voilà donc une bien riche idée : faire jouer un match de rugby le 31 décembre à Paris. En d’autres temps, on aurait pu invoquer les piètres prestations du Stade français pour justifier le désert populaire des tribunes de l’enceinte parisienne, mais avant cette rencontre face à Pau, le club de la capitale pointait à la deuxième place du Top 14 (ce qui n’était pas arrivé depuis bien longtemps), sortait d’un succès probant sur la pelouse du Racing 92 et commençait à proposer un jeu plutôt séduisant. Bref, le public parisien, déjà peu enclin à se rendre au stade, avait franchement autre chose à foutre, que de venir assister à un match de rugby en amuse-bouche du réveillon du jour de l’an. Et comment les blâmer ? Même l’arbitre de la rencontre M. Rousselet avait un peu la tête ailleurs, sans doute aux agapes d’après-match. Ou comment expliquer cette faute de placement sur l’essai de Clément Castets (14e) ? Coincé entre le pilier parisien et Siegfried Fisi’Ihoï, l’homme au sifflet n’a pas pu faire autrement que de refuser les cinq points promis aux Parisiens, ce dernier empêchant clairement le Palois de défendre son en-but.

Le contexte n’a pas empêché le Stade français de poursuivre sa belle série et de bien terminer l’année 2022. Certes, le destin de la rencontre a mis du temps à se dessiner. Mais les Parisiens ont patiemment construit leur succès. Un premier essai signé Tui après une passe majestueuse au pied de Joris Segonds (14e), puis un second en début de deuxième période du très remuant Giovanni Habel-Kuffner (47e), avant de décrocher le point de bonus offensif juste avant l’heure de jeu sur un classique ballon porté des avants parisien, conclu par le jeune talonneur Lucas Peyresblanques (59e). La suite ? Un mini-festival avec trois essais de plus venus de Lester Etien (64e) et Jérémy Ward (73e) et James Hall (80e). De quoi bien réveillonner… à Paris.  

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