Pro D2 - Biarritz et son infirmerie bien garnie

  • Thomas Hébert fait partie de ceux qui ont su saisir leur chance au moment de remplacer des titulaires en puissance touchés par les blessures.
    Thomas Hébert fait partie de ceux qui ont su saisir leur chance au moment de remplacer des titulaires en puissance touchés par les blessures. Icon Sport - Icon Sport
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Particulièrement touché par les blessures au cours de la première partie de saison, le club basque espère désormais vider son infirmerie pour monter en puissance dans les prochains mois.

C’est une impression de déjà-vu, presque une habitude contre son gré, qui handicape depuis maintenant plusieurs saisons le Biarritz olympique, et face à laquelle le staff rouge et blanc semble impuissant. Du côté d’Aguilera, à l’arrivée de l’hiver, l’infirmerie se remplit à une vitesse ahurissante, et les blessés en cascade ne facilitent pas la vie des entraîneurs rouge et blanc.

Après avoir oscillé entre dix et quinze joueurs absents pendant les premiers mois de compétition, ils étaient 22, au soir du voyage à Béziers (15 décembre), à figurer dans la colonne des joueurs inaptes de l’effectif biarrot. Presque une équipe. C’est colossal. « C’est difficile d’expliquer pourquoi nous avons eu autant de casse, soupire Matthew Clarkin, le directeur sportif du BO. Nous avons déjà fait deux bilans à ce sujet. Lorsque nous avons des blessures musculaires, c’est un signe qu’il faut peut-être revoir les volumes ou conditions d’entraînement, mais hormis Vincent Martin et Joe Tomane, nous n’étions pas sur ce profil de blessures. Il est apparu qu’elles étaient plutôt liées à des chocs. »

Fariscot, Hébert, Cadot ont saisi leur chance

Passé ce constat, viennent ces questions. Sans cette infirmerie bien garnie, le jeune Baptiste Fariscot aurait-il tant joué à l’aile de l’attaque biarrote (dix matchs, cinq titularisations), Thomas Hébert aurait-il autant enchaîné (il n’a manqué qu’un des treize premiers matchs), et au centre, sans les absences de Joe Tomane ou François Vergnaud, Auguste Cadot aurait-il explosé aussi vite dans une division qu’il découvrait à peine ? « La blessure permet à des joueurs de s’exprimer, poursuit Matthew Clarkin. D’autres peuvent enchaîner et montrer leur capacité. Tu peux toujours aller chercher du positif. Nous avons réussi à faire de belles prestations et à gagner des matchs, même pendant cette période où nous avons eu beaucoup d’absents. Après, il ne faut pas passer toute l’année comme ça. »

Si une équipe, en tournant peu, acquiert certains automatismes dans son jeu, les physiques sont parfois mis à rude épreuve. De ce que l’on sait, face au manque de profondeur de banc en première ligne, les piliers étaient souvent ménagés à l’entraînement en début de semaine à Aguilera. Et le biceps de Guy Millar, à force d’enchaîner, a fini par craquer, puisque le capitaine du club basque a été éloigné des terrains pour trois mois. « Je pense que sa blessure est symbolique de tout ça. Si nous avions pu gérer son cas autrement, il ne se serait pas blessé, estime Clarkin. Mais c’est la vie. Pour protéger certains éléments du groupe, tu es obligé de modérer l’entraînement pour tout le monde. Tu n’es plus dans une notion d’optimisation. » Et, à terme, les performances de l’équipe peuvent être impactées. Ce n’est pour l’instant pas le cas, puisque les Biarrots tournent plutôt bien.

Les retours de Soury, Tomane, Augry…

Présent dans le wagon des qualifiables à la mi-saison, le BO (troisième, N.D.L.R.) devra, sur cette seconde partie de championnat, poursuivre ses efforts pour rester dans le top 6, tout en attendant que l’infirmerie se vide avant l’arrivée du printemps. À ce sujet, Bastien Soury, Simon Augry, Joe Tomane, Tyler Morgan, Clément Renaud ou Thomas Hebert pourraient revenir dans le groupe au cours des quinze prochains jours. Et apporter une certaine émulation, qui ne pourra qu’être bénéfique au collectif rouge et blanc.

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Pablo ORDAS
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