Top 14 - Clermont, la fin d’une époque

  • Clermont, la fin d’une époque
    Clermont, la fin d’une époque
Publié le

Plombés par les blessures et incapables de rivaliser physiquement, les jaunards ont explosé au point de concéder la première défaite de leur histoire en Top 14, à domicile, contre Toulouse.

Si Clermont est resté invaincu pendant vingt ans au Michelin face au Stade toulousain, c’était évidemment tout sauf le fruit du hasard. Parce que pendant ces deux décennies, précisément, l’ASM fut le seul club de France à affronter Toulouse en véritable pair, les yeux dans les yeux et jeu contre jeu. "C’est Vern Cotter qui nous a insufflés cet état d’esprit, nous expliquait dans la semaine Julien Malzieu, l’alter ego d’Aurélien Rougerie sur l’aile des années dorées. Dès son arrivée, il nous a dit qu’il fallait arrêter d’avoir peur du grand Stade toulousain, mais que c’étaient les autres qui devaient craindre le grand Clermont. Petit à petit, l’idée a fait son chemin. Nous étions un des rares clubs à avoir les moyens financiers et humains pour rivaliser et petit à petit, le complexe d’infériorité a disparu."

Le hic ? Il est précisément qu’au sujet des moyens humains, l’ASM commence à clairement souffrir le la comparaison avec son historique rival (l’autre seul club de France qui, faut-il le rappeler, n’a jamais subi de relégation à l’échelon inférieur), les arrivées officielles des Haouas, Fainga’a et autres Sowakula ayant bien du mal à masquer la saignée des départs subis ces derniers mois, entre les Parra, Lopez, Vili ou Falatea l’été dernier, suivis ces dernières semaines de cadres comme Iturria, ou évidemment Damian Penaud…

Sentiment d’humiliation

De quoi en conclure qu’il n’y avait finalement rien que de très logique à voir Clermont baisser pavillon cette saison face à Toulouse en Top 14, signe de son déclin ? Il faudrait être aveugle ou de mauvaise foi pour le nier, malheureusement, tant la démonstration toulousaine et les lacunes affichées dans le défi physique par les Clermontois furent criantes. La faute à une quinzaine d’absences, parmi lesquelles tous les gros bras du pack et du milieu de terrain ? Cela relève de l’évidence. Sauf qu’il fut un temps où autant d’absences n’aurait pas autant pénalisé l’ASM, qui a subi les collisions dans des proportions inimaginables ces vingt dernières années. Lorsque les joueurs de l’ASM cherchaient à plaquer au niveau du ballon ? Ils perdaient inexorablement leurs duels, retombant le plus souvent sur leurs fesses. Lorsqu’ils s’avisaient de plaquer plus bas ? Les Toulousains en profitaient pour jouer après contact ! Une quadrature du cercle dont les Auvergnats ne se tirèrent longtemps qu’à la grâce de quelques facilités et autres gourmandises toulousaines au moment de conclure. Peut-être le plus humiliant dans l’histoire, pour tout dire…

Voilà comment, dans un silence de cathédrale à peine troublé par quelques sifflets ou même des moqueries du public envers ses propres joueurs, l’ASM encaissa la bagatelle de 4 essais pour une défaite dont l’ampleur fut finalement toute relative au niveau du score. Reste qu’au-delà des apparences, la réalité devant l’histoire est que désormais, Clermont ne joue plus dans la même cour que le Stade. Et que la fin de saison risque d’être très longue pour cette ASM mathématiquement plus proche du barrage de maintien que du top 6…

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (1)
fifilongagien Il y a 26 jours Le 02/01/2023 à 12:06

j'ai été très content de la victoire du stade bien sur mais j'ai eu beaucoup de peine pour clermont au coup de sifflet final ...
ça fait mal pour cette équipe qui rame dur cette année ...
j'espère que les nombreux blessés vont revenir vite ...
courage les jaunards !!!