Top 14 - La double lame encaissée par Pau

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    La double lame encaissée par Pau
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Humiliés par le Stade français lors du match aller sur leur pelouse, les Béarnais n’ont montré aucun sentiment de revanche. Pire, ils se sont encore fait fesser.

Décidément, le Stade français ne réussit pas bien à la Section paloise. Un doux euphémisme pour dire que le club de la capitale est en passe de devenir une véritable bête noire pour le club du président Pontneau. Souvenez-vous. C’était le 15 octobre dernier. Ce jour-là, les joueurs de Sébastien Piqueronies, après avoir joué en supériorité numérique en raison du carton rouge infligé à Marcos Kremer (58e) et mené 29 à 7 à la 65e, se sont laissés reprendre pour finalement s’incliner et toucher le fond, laissant le stade du Hameau totalement K.-O., fracassé par un scénario improbable. On pensait alors, peut-être trop naïvement, qu’un sentiment de revanche se serait emparé de Beka Gorgadze et ses partenaires pour faire oublier la triste image laissée lors du premier acte, qu’un vent de révolte soufflerait sur Jean-Bouin. Raté. Certes, le vent a bien soufflé dans le 16e arrondissement de la capitale, mais pour la révolte, il faudra repasser en 2023.

Domingo : "Un gros sentiment de honte"

Les Béarnais se sont bien fait saucer à quelques heures des agapes du réveillon du jour de l’an. Une défaite de presque quarante points, forcément ça marque les esprits et les âmes. L’entraîneur des avants Thomas Domingo n’a pas mâché ses mots. En conférence de presse, la mâchoire serrée, l’œil noir, la main gauche crispée sur la main droite, l’ancien pilier du XV de France ne pouvait pas décemment cacher sa colère. "C’est très dur, très compliqué, a-t-il débuté. Quand on est inexistant sur la conquête, c’est compliqué d’être présent dans le combat. Le Stade français a été bien meilleur dans ce domaine. Il y a un gros sentiment de honte aujourd’hui, il va falloir rebondir. Le plan de jeu, c’était de répondre sur l’agressivité, sur le combat, sur l’engagement humain. Quand on ne répond pas là-dessus, c’est compliqué. On les a laissés mettre leur jeu en place confortablement."

Paradoxalement, sans jamais rien montrer sur le terrain, ni agressivité, ni imagination, la Section se trouvait encore dans le coup à la pause. Las, au retour des vestiaires, elle a complètement perdu pied pour encaisser la bagatelle de six essais, avec comme simple réponse une pénalité de Zack Henry. Un bilan famélique. "C’est une claque, une déconvenue, a reconnu le demi de mêlée Thibault Daubagna. On avait plutôt bien préparé ce match. On était venu faire autre chose. Finalement, il n’y avait qu’une seule équipe sur le terrain. Je ne sais pas s’il y a quelque chose à retenir de ce match. On est resté aux vestiaires. On a eu du mal à enchaîner, à mettre notre jeu en place. On a été souvent dans notre camp. J’ai la sensation qu’à 8-3 (à la pause), il y avait des choses à faire. Mais on n’a rien mis dedans, notamment en seconde période. On n’a pas le choix, il va falloir rebondir et repartir au boulot." Et ne pas lésiner sur les heures supplémentaires…

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