Top 14 - Perpignan s’enlise dans l’incertitude

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    Perpignan s’enlise dans l’incertitude
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Bien que courageux, les Catalans ne sont jamais parvenus à inverser la tendance face aux Rochelais. Une défaite qui plonge tout un club dans le doute.

Les prochains jours seront délicats. Du côté d’Aimé-Giral, l’ambiance, si elle n’était pesante, reflétait avec une forme de réalité inévitable. Les Sang et Or sont dépassés par Brive et se voient reléguer au dernier rang du championnat. Presque un camouflet pour une formation si séduisante balle en main à l’automne, payant aussi un relatif manque de profondeur dans l’effectif. Les absences sont légion, à des postes stratégiques. Si elles n’expliquent pas tout, elles contribuent à déstabiliser l’édifice encore pertinent il y a peu quoique fragile quand on creuse un peu plus loin. Face à des Maritimes redoutables d’efficacité dans la zone de vérité, la marche était cette fois-ci bien trop haute.

Victor Moreaux, le deuxième ligne de l’Usap donne sa version : "C’était une très sale soirée, pas terrible pour terminer l’année. On regrette cette première période, on ne réagit pas tellement. Puis on parvient à leur donner du fil à retordre malgré notre infériorité numérique." Mais surtout ce double essai et ces véritables flèches dans le dos qui vous sortent du match en moins de deux minutes, il poursuit : "Franchement sur le coup, on a mal à la tronche. Mais on se devait d’y croire encore. Il est temps aujourd’hui plus que jamais de proposer un rugby complet et non plus par intermittence." Un mal récurrent stigmatisé par l’expulsion évitable de Mathieu Acebes survenue juste avant la pause. Le tournant définitif.

Le travail comme refuge

Dur de trouver les mots après une nouvelle déconvenue, qui si elle n’a rien de déshonorante, expédie les hommes de Patrick Arlettaz à la disgracieuse place de lanterne rouge. Surtout quand certains essais sont évitables après des erreurs d’appréciation ou de concentration. L’ancien Castrais rajoute d’ailleurs que l’espoir demeurait malgré tout : "Sans ces petites erreurs, on n’était pas loin. Sur plusieurs possessions à la fin, si on score, on peut disputer les dernières minutes avec l’idée d’un retour incroyable." La différence entre une équipe qui fut sur le toit de l’Europe il y a peu et une formation généreuse qui se bat chaque saison pour sa survie, tel est le constat inévitable.

S’agit-il alors d’un relâchement involontaire, d’une forme de résignation malgré les efforts employés et des résultats poussifs ? Victor Moreaux réfute l’idée : "Je ne pense pas qu’on puisse évoquer un éventuel relâchement dans nos rangs. C’est le Top 14 qui ne pardonne rien et qui n’autorise aucune négligence." Une introspection rapide mais visiblement inéluctable. Face à un concurrent briviste qui fourbit plus que jamais ses armes, l’Usap devra se donner les moyens de récolter les points un peu partout. Et comme l’avait réclamé le manager Patrick Arlettaz à la fin du match, en compagnie de garçons qui auront la volonté d’aller chercher cet espoir. L’appel est lancé.

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