XV de France - Un grand chelem à défendre, un sommet en Irlande

  • Jamais dans l’histoire du Tournoi des 6 Nations, une équipe n’a réussi la performance de réaliser le Grand Chelem deux fois consécutivement.
    Jamais dans l’histoire du Tournoi des 6 Nations, une équipe n’a réussi la performance de réaliser le Grand Chelem deux fois consécutivement. Icon Sport - Icon Sport
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Jamais dans l’histoire du Tournoi des 6 Nations, une équipe n’a réussi la performance de réaliser le Grand Chelem deux fois consécutivement. C’est pourtant l’objectif que le XV de France s’est fixé pour cette édition 2023. Le rendez-vous de Dublin face à l’Irlande, numéro un mondial, s’annonce électrique.

Remporter un titre, c’est bien ; réussir à le conserver, c’est encore mieux. Allez donc demander à la bande de Didier Deschamps ce qu’elle en pense, elle qui est passée si près d’un exploit majuscule lors du dernier Mondial de football au Qatar. En clair, si le XV de France, vainqueur du Grand Chelem – le premier depuis 2010 – dans le Tournoi 2022 veut marquer les esprits encore plus fortement, l’enjeu se situe là, à l’aube de l’édition 2023. Jamais, dans l’histoire du Tournoi des 6 Nations, une équipe n’a réussi la performance d’aligner deux grands chelems consécutifs. À quelques encablures du coup d’envoi de la Coupe du monde en France, l’exploit serait retentissant et conforterait, plus que jamais, les Bleus dans leur costume de favoris dans la course au trophée Webb-Ellis. C’est l’objectif assumé des Tricolores, jamais rassasiés de succès et toujours en lice avec 13 succès pour rejoindre l’Angleterre et la Nouvelle-Zélande, codétentrices du record de victoires consécutives (18).

Évidemment, rien ne sera facile pour les hommes du sélectionneur Fabien Galthié. D’abord, le calendrier 2023 n’est pas celui de 2022. En clair ? L’an passé, les Bleus ont bénéficié de la réception au Stade de France de l’Angleterre et de l’Irlande. Cette année, il faudra à Antoine Dupont et ses partenaires apprendre à bien voyager. Au regard du nouveau statut des Tricolores, le « warm up » italien à Rome ne doit pas être source d’inquiétude. Au contraire. Seulement, dès la deuxième journée, le déplacement à Dublin pour affronter l’Irlande, l’autre grande nation de 2022, marquera un tournant décisif. Les hommes d’Andy Farrell ne sont pas premiers au classement mondial par hasard. Tenez-vous bien. Ils sont allés s’imposer en Nouvelle-Zélande l’été dernier. Non pas une fois, mais à deux reprises (23-12 et 32-23). Ce qui leur permet de remporter pour la première fois de leur histoire une série en terre all black. À l’automne, ils ont confirmé, faisant tomber l’Australie et l’Afrique du Sud, championne du monde en titre. Autant dire que le défi des Bleus s’annonce immense.

Laurent Labit : « Notre statut a changé grâce à nos résultats depuis trois ans »

Et puis, Galthié et son staff seront aussi mis au défi du jeu. La « dépossession » a-t-elle fait son temps ? La question s’est posée à l’issue de la tournée de novembre. Certes, le XV de France s’est imposé lors de ses trois test-matchs. Mais il a été chahuté et surpris, quasiment à chaque rendez-vous. « Notre statut a changé grâce à nos résultats depuis trois ans, disait l’entraîneur de l’attaque Laurent Labit, au lendemain du succès à Marseille sur l’Afrique du Sud. Aujourd’hui, les grandes nations cherchent à nous contrer, à nous surprendre […] On vient de le voir sur les deux derniers matchs. Tout le monde s’attendait à un jeu de possession de la part des Australiens, ils ont fait tout le contraire. Tout le monde pensait que les Boks nous prendraient sur des ballons portés et du défi au milieu de terrain, ils ont utilisé ce jeu au pied dans les angles. À nous de savoir anticiper et réagir. » Parce qu’il est fort probable que l’Irlande, comme l’Angleterre ou encore le Pays de Galles et l’Écosse, affinent déjà leurs plans. Tous veulent le scalp des Bleus. Alors, quel jeu faudra-t-il adopter pour remporter ce Tournoi 2023 ou encore être sacré champion du monde ? Les Bleus, désormais décryptés comme jamais, ont-ils été prêts trop tôt ? Galthié et son staff en ont-ils encore sous le pied ou derrière la tête ? Ce nouveau millésime du Tournoi des 6 Nations livrera déjà quelques éléments de réponse.

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