Top 14 - Piqueronies monte au front

  • Passé au travers de son match à Paris, comme l’ensemble de ses coéquipiers, l’ouvreur Zack Henry doit une revanche aux supporters palois. Photo M. O. - D. P.
    Passé au travers de son match à Paris, comme l’ensemble de ses coéquipiers, l’ouvreur Zack Henry doit une revanche aux supporters palois. Photo M. O. - D. P. MIDI OLYMPIQUE - PATRICK DEREWIANY
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Après un mois de décembre sans victoire en Top 14, le manager béarnais sébastien piqueronies monte en première ligne pour remobiliser ses troupes.

Quand les revers s’enchaînent, que les troupes s’enlisent, que le moral est en berne, c’est le moment pour les généraux de quitter leur position privilégiée pour rejoindre le champs de bataille. Alors, même si la situation est loin d’être catastrophique, la lourde défaite concédée sur la pelouse du Stade français, premier match sans aucun point gagné depuis le 15 octobre (soit sept matchs consécutifs), a poussé le manager palois Sébastien Piqueronies à sortir de sa réserve, lui qui se retrouve éloigné de ses soldats le jour du match en raison de sa suspension pour une poignée de main malheureuse : "On avait préparé sérieusement ce match à Paris avec une équipe compétitive et nous avons pris une sévère branlée, donc j’ai dû me tromper. J’assume que la cohérence de mes choix et de fonctionnement doit être questionnée. J’assume aussi avoir débuté cette semaine différemment pour que cette branlée reste du passé."

Entre deux eaux

Les Palois sont totalement sortis de leur feuille route à Jean-Bouin. Ils ont été méconnaissables dans l’utilisation du ballon, ce qui est pourtant un de leurs points forts depuis le début de la saison, en étant capables d’imposer de longues séquences. "Nous devons nous concentrer sur les choses simples de notre jeu pour les réaliser sous pression. Mettre toute notre énergie au service de notre jeu et comment on utilise simplement nos ballons pour avancer. C’est urgent. Le rugby est un sport où il faut avancer et j’ai besoin de garçons qui ont cette envie et qui sont convaincus d’avancer. "

Resté stoïque dans les tribunes de Jean-Bouin, Sébastien Piqueronies attend une révolte face à Lyon et a fait passer le message cette semaine, lui qui doit rester muet pendant quatre-vingts minutes le samedi : "Pendant le match, ce sont les joueurs qui décident, qui remportent les matchs, donc je ne sers pas à grand-chose pendant ce laps de temps. Mais c’est frustrant pour moi de ne pas pouvoir les accompagner, de ne pas être avec eux pour vivre ces émotions-là. Mais je pense que ça me donne une distance qui me permet d’analyser les choses du point de vue macro. C’est donc aussi une riche opportunité de prendre un peu de hauteur et de distance même si je ne cache pas que c’est une énorme frustration personnelle." Le manager béarnais est là pour veiller à un collectif qui a besoin de renouer avec le succès alors que le matelas de points sur la treizième place n’est plus très épais.

La Section navigue entre deux eaux dans un classement très serré puisque la sixième place n’est pas non plus inaccessible en cas de victoire ce samedi. Mais la venue du Lou au Hameau est un piège clairement identifié : "Les Lyonnais ambitionnent clairement le top 6. Ils n’en sont qu’à cinq points donc ils viennent chez nous pour nous croquer violemment, nourris par la frustration extrême de leur défaite à domicile."

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Nicolas AUGOT
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