Premiership - Gloucester arrêtera t-il les Saracens ?

  • Premiership - Gloucester va vivre un mois de janvier "épicé" avec les réceptions, coup sur coup, des Saracens puis du Leinster la semaine suivante en Champions Cup avant un périlleux déplacement à Bordeaux le 21 janvier.
    Premiership - Gloucester va vivre un mois de janvier "épicé" avec les réceptions, coup sur coup, des Saracens puis du Leinster la semaine suivante en Champions Cup avant un périlleux déplacement à Bordeaux le 21 janvier. PA Images / Icon Sport
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Premiers, avec pas moins de dix points d‘avance sur les Sharks de Sale, les Saracens survolent le championnat. Ils se rendent ce week-end chez un autre cador, Gloucester, mais qui n’affiche pas une dynamique aussi positive.

Qui arrêtera les Saracens en 2023 ? La question reste entière. En 2022, une seule équipe a été capable de le faire : il s’agit des London Irish, qui les ont dominé dans leur stade de Brentford (29-20). C’était le 23 décembre. Et ce fut la seule défaite des Sarries dans la première moitié du championnat anglais. À mi-parcours, les Saracens affichent le bilan impressionnant de dix victoires pour une défaite, avec un goal-average positif de 121 points. Ils comptent également la meilleure attaque (44 réalisations) et la deuxième meilleure défense (30 essais encaissés). Seuls les Sharks de Sale font mieux dans ce secteur, avec seulement 24 essais concédés.

Bref, les Saracens impressionnent. Le week-end dernier, la bande à Maro Itoje a étrillé Exeter, à domicile, sur le score sans appel de 35 à 3, avec un 19-3 à la pause. Cette victoire fut leur réponse à leur première défaite de la saison que nous évoquions plus haut. Un homme s’est illustré : Owen Farrell qui, bien qu’il a laissé son poste d’ouvreur en sélection au jeune Marcus Smith, reste bien le patron du jeu de son club des Saracens. "Mener l’équipe dans ces conditions n’est pas chose facile : ce sont dans ces moments là que l’on voit les grands leaders et Owen en est un", a déclaré son manager Joe Shaw, qui a, dans la foulée, rappelé que Farrell était pour beaucoup dans le début de saison canon de son équipe : "Quand on prend un peu de recul et que l’on regarde nos performances, ainsi que les essais marqués, on se rend compte que celui qui a souvent été au centre de tout cela n’est autre qu’Owen, dont les qualités techniques ont toujours fait des différences." Et ce fut encore le cas contre Exeter : "Son jeu au pied dans les espaces libres a mis Exeter sous pression et il a montré à quel point il était physique en défense. Je l’ai trouvé excellent. Quiconque y connaît quelque chose en rugby sait qu’il est un joueur à part."

Carreras en sauveur

Ce week-end, Owen Farrell et consorts se déplacent sur la pelouse de Gloucester, quatrième. Une affiche qui sera l’un des deux chocs de cette 12e journée, avec le duel Harlequins - Sale qui mettra aux prise le troisième et le deuxième. S’ils sont donc en haut de tableau du Premiership, les Cherry and White ont frôlé la correctionnelle la semaine dernière, contre les London Irish justement : une victoire étriquée (8-6) et acquise, surtout, sur le gong grâce à une ultime pénalité de l’ouvreur argentin Santiago Carreras. Le Puma avait pourtant manqué la transformation qui paraissait dans ses cordes. "Santi est un joueur de classe mondiale et on l’a vu ce soir parce qu’il a répondu présent sous la pression. Il ne s’est pas démonté après avoir manqué cette transformation immanquable et est passé de zéro à héros en passant cette pénalité de la gagne", déclarait le manager George Skivington. Mais il en faudra davantage pour stopper les Saracens…

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