Pro D2 - Julien Maréchal (Massy) : "Nous avions besoin d’une remise en question"

  • Julien Marechal, manager de Massy
    Julien Marechal, manager de Massy Icon Sport
Publié le , mis à jour

Le coach francilien évoque les bienfaits du stage de reprise organisé à Bourges avant le redémarrage de la compétition. Les Franciliens en sont revenus avec de nouvelles intentions.

Votre équipe a fait preuve d’un état d’esprit remarquable pour emporter ce match contre Vannes, qu’elle a subi dans son ensemble. À la reprise, vous aviez décidé d’organiser un stage à Bourges, qui n’était pourtant pas prévu à votre programme. Quand avez-vous pris la décision de l’organiser ?

Pendant les vacances, on s‘est dit que c‘était nécessaire.

Qu’en est-il ressorti ?

Nous sommes partis trois jours en stage commando. Quand je dis commando, c’est dans l’idée que ce moment devait nous servir à provoquer une réaction collective. Nous avions besoin d’une grosse remise en question. Nous nous sommes dit les choses que nous devions nous dire. Nous nous sommes fait violence puis focalisés sur deux objectifs. Le premier, c’est que chacun devait jouer son rôle, faire son propre boulot. Et le deuxième objectif, c’est de faire plus. Nous sommes engagés dans une course au maintien et nous devons faire plus que ce que nous avons fait jusqu’à présent pour rattraper notre retard. Tous, individuellement, entraîneur et joueur, nous devons faire plus pour remporter cette course. Ce match contre Vannes a de nouveau été marqué par une carence énorme dans le domaine de la touche.

Comment l’expliquez-vous ?

Nous avons perdu Marco Fuser au bout de dix minutes de jeu sur une commotion. Et donc nous avons perdu notre capitaine de touche qui avait travaillé toute la semaine et qui devait jouer quatre-vingt minutes. Du coup, c’est devenu complexe. Les capitaines de touche se sont enchaînés dans le match avec peu de succès. Au lieu de simplifier, nous avons essayé de compliquer les choses pour perturber notre adversaire, ce qui nous a davantage perturbé que les Vannetais. Et nous finissons le match avec à peine un tiers de nos touches capté. Ce qui est catastrophique. Tu ne dois jamais gagner le match avec autant de pertes. Mais les mecs ont eu l’envie de dépasser cette carence.

Sur le plan défensif, la prestation collective de votre équipe a été remarquable, alors qu’elle avait pâti de quelques manquements avant la trêve. Est-ce un effet du stage de Bourges ?

Parce que les joueurs ont eu la gnac parce qu’ils veulent se battre pour se maintenir, ils sont parvenus à développer cette défense de fer. Et par extension, tu parviens, à des moments clefs du match, à franchir et à marquer. C’est vraiment l’état d’esprit qui est passé devant la conquête et devant tout le reste en fait. À Bourges, effectivement, nous avons mis l’accent sur cet aspect du jeu. On a changé certaines choses. Nous avons décidé d’impulser bien plus notre élan collectif, de ne pas perdre la ligne davantage. Alors, évidemment, quand tu joues contre Vannes, après deux ou trois temps de jeu, tu la perds. Mais globalement, on a défendu avec des intentions très fortes, comme nous le voulions. C’est là, juste là, dans la tête. L’état d’esprit.

Cette reprise est parfaite pour vous, dans la mesure où vos concurrents ont perdu chez eux sans prendre de point. Quel est votre propre état d’esprit face à cette conjecture favorable ?

C’est évidemment de bon augure. Mais la semaine prochaine, nous irons à Mont-de-Marsan, avec toute l’humilité du dernier qui se déplacera chez le deuxième. Tout cela va très vite. Mais nous avons ce que nous avons à faire. Après ce déplacement, nous aurons quatre matchs très importants pour la survie. Nous jouerons la place du club en Pro D2 sur ces quatre rendez-vous. Nous savons ce que nous avons à faire, comme nous l’avons fait ce vendredi. La bonne conjecture de cette journée favorable ne change pas notre positionnement. Elle nous a surtout permis de pouvoir savourer notre soirée, ce qui était devenu trop rare cette saison.

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Guillaume Cyprien
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