Pro D2 - L'enseignement du week-end : Mont-de-Marsan retrouve la lumière à Aurillac

  • Romain Latterade (Mont-de-Marsan) avec le maillot jaune et noir
    Romain Latterade (Mont-de-Marsan) avec le maillot jaune et noir Icon Sport
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Premier club à l’emporter sur la pelouse de Jean-Alric, le Stade Montois a frappé un grand coup ce week-end dans la course à la qualification.

Si le Stade Montois n’est pas encore redevenu l’équipe qui avait survolé le précédent championnat, il commence à se rapprocher véritablement du niveau attendu pour jouer les premiers rôles. Pour preuve sa victoire acquise à Aurillac, citadelle imprenable depuis le début de saison, dans des conditions atmosphériques pas forcément propices à développer le jeu de mouvement que les Jaune et Noir affectionnent. Le succès n’en est que plus appréciable. Il a en outre deux vertus : entretenir la dynamique positive enclenchée depuis la réception de Colomiers le 4 novembre (six victoires en sept rencontres depuis cette date) et se positionner comme le leader des poursuivants derrière les intouchables Oyonnaxiens.

Avant la trêve, Julien Tastet, l’entraîneur des avants landais, avait porté sur ce match de reprise un éclairage intéressant : "Pour avoir joué de nombreux matchs à Aurillac, et souvent en plein hiver, je peux témoigner que c’est un déplacement toujours compliqué. Pour y réussir, tout dépend des dispositions psychologiques dans lesquelles on y va. En arrivant à faire abstraction du voyage et des conditions de jeu, tout en étant véritablement prêt à batailler face à une équipe dont on connaît les vertus, alors on peut espérer quelque chose."

Il semble donc que les Montois s’étaient parfaitement préparés à cette échéance car malgré le forfait de Jean-Luc Innocente avant la rencontre, les blessures rapides de Nacani Wakaya et Christophe Loustalot, deux joueurs essentiels dans le système, ils ont su faire le dos rond dans un premier temps pour ensuite mettre leur patte sur la rencontre. La marque d’une confiance et d’une solidarité définitivement retrouvées, incarnées par cette dernière mêlée et ce dernier grattage décisifs. Des attitudes qui ne trompent pas, marqueurs d’une volonté collective de ne jamais lâcher, et qui laissent présager d’un printemps réjouissant, pour peu que le groupe ne se croie pas arrivé avant l’heure et sache garder ce cap.

Un mental de fer

Car la route est encore longue et parsemée d’embûches, comme par exemple les deux prochains déplacements qui attendent les hommes de Patrick Milhet à Oyonnax et Agen. Deux juges de paix pour savoir si le Stade montois est définitivement revenu sur le devant de la scène. Mais pour l’heure, il faut savourer ce succès acquis avec une belle force mentale, qui met les Montois à +14 au classement britannique, les rapprochant ainsi du minimum vital pour espérer une qualification. Le manager Patrick Milhet, joint samedi, ne cachait pas sa satisfaction : "Nous avons fait preuve d’une grande force mentale et d’un état d’esprit irréprochables. Dans un match très engagé, nous avons su relever le défi et je crois que le tournant se situe dans cette séquence de plus de cinq minutes en seconde période où nous défendons devant notre ligne sans encaisser de points. C’est la preuve d’une grande force de caractère, indispensable pour espérer l’emporter dans ce genre de rencontre."

Des vertus qui demanderont confirmation dès vendredi face à Massy. Le genre d’opposition d’autant plus piégeuse qu’elle semble un peu déséquilibrée sur le papier. Mais les Landais n’ont certainement pas oublié le match aller, ni la belle victoire de leur futur adversaire ce week-end. De quoi certainement entretenir la vigilance.

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Pierre BAYLET
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