Top 14 - Bayonne fait de la résistance, en vain

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    Bayonne fait de la résistance, en vain
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Mal partis, les basques sont revenus dans la rencontre mais il était trop tard. Match révélateur de la marge qui les sépare du haut du tableau. Les satisfactions sont toutefois là.

« On n’a que ce qu’on mérite ! » Le commentaire de Grégory Patat peut paraître sévère. Mais lorsqu’il continue son propos, la nuance s’impose : « Ce qui est rassurant, ce sont les points positifs. À la fin, l’équipe qui avait la tête haute, c’était l’Aviron, pas l’UBB. » Tout le paradoxe d’une formation qui a fait de la résistance et qui aurait pu nourrir d’autres ambitions chez l’un des favoris en plein renouveau, mais qui reprend la route bredouille.

La faute à des erreurs grossières comme cet essai encaissé après dix minutes de jeu sur une inattention. Voilà l’Aviron encore une fois dans la peau du lièvre de la fable. Mais pas donné à tout le monde d’aller défier l’UBB dans son antre plein jusqu’aux cintres. « Ils sont durs à arrêter quand ils rentrent dans tes vingt derniers mètres, raconte Maxime Machenaud. Avec des ballons portés souvent. On a su résister. On a répondu présent devant. Des motifs de satisfaction mais on repart avec zéro point. C’est rageant au vu de la grosse débauche d’énergie.»

Une maîtrise pas encore atteinte

Bayonne, dans ce championnat, n’a jamais été loin au score de ses adversaires. À part à Toulon. Signe d’une équipe performante. « À Toulon, on était quand même dans le match jusqu’à la 50e minute, reprend l’ancien Bordelais. C’est important pour la construction d’un groupe d’avoir ce caractère. » Bayonne tutoie désormais les grands mais sans s’en approcher encore. La constance durant tout un match en est souvent la cause. « Quand on y met les ingrédients, on est capables de rivaliser, témoigne Thomas Acquier. Mais il faudra le faire de façon continue. »

Cette maîtrise, pas encore atteinte, est source de réflexion chez les Bayonnais. « L’état d’esprit était là, justifie le manager bayonnais, mais notre rugby manque de précision. On prend un essai sur une faute d’inattention ; sortie de camp mal maîtrisée, trois points. C’est là où il faut qu’on grandisse si on veut taper à la porte et battre ce style d’équipes qui sont demi-finalistes depuis des années. Ça passera par là. L’état d’esprit ne suffira pas.»

Et pourtant Bayonne ne semble pas loin. Les points positifs dont parlait Grégory Patat sont un fondement pour aller plus haut. Avec aussi une équipe remaniée, ce qui n’a jamais été mis dans la balance par le staff, Bayonne a montré de réelles dispositions. « On craignait cette mêlée de Bordeaux, précise Grégory Patat. On savait où ils voulaient nous amener. C’était l’équipe la moins pénalisée sur les mauls portés. On leur met trois ballons portés pénalisés, deux essais. Malheureusement, ce n’est pas suffisant. Il faut savoir provoquer les choses, être pragmatiques si on veut ambitionner de gagner de tels matchs. »

L’Aviron n’a pas fait une seule allusion au maintien, le leitmotiv de la saison. Mais au moment de conclure, alors qu’il est encore loin, le prochain match de Top 14, a été évoqué par Maxime Machenaud. « Il y a cette pause de Coupe d’Europe pour nous où il va falloir montrer un bon visage. Et la réception de Brive qui est dans un coin de la tête de tout le monde. »

Retour à la dure réalité… et à l’obligation de résultat.

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Edmond LATAILLADE
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