Top 14 - Le Stade français a-t-il tout pour aller plus loin ?

  • Jeremy Ward et le Stade français marchent sur l’eau cette saison. Le Castres olympique, toujours impuissant à l’extérieur, en a fait les frais. Photo Icon Sport
    Jeremy Ward et le Stade français marchent sur l’eau cette saison. Le Castres olympique, toujours impuissant à l’extérieur, en a fait les frais. Photo Icon Sport Icon Sport - Icon Sport
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Sans génie mais avec autorité, les Stadistes se sont logiquement imposés. Une victoire au cours de laquelle ils ont encore affiché des qualités qui, souvent, permettent de voir loin…

« On s’autorise le droit de rêver ». À l’instar de Giovanni Habel-Küffner une semaine plus tôt après le succès sur Pau, l’arrière Kylan Hamdaoui a lui aussi évoqué l’état d’esprit qui anime le Stade français en ce moment. Et à force d’enchaîner les victoires – la quatrième consécutive samedi face à Castres, dont trois avec le bonus offensif les Parisiens auraient bien tort de ne pas imaginer un printemps enchanteur.

Les raisons d’y croire sont aujourd’hui légion. D’abord, sur le plan comptable, le club de la capitale est confortablement installé à la deuxième place, à seulement trois points du leader, le Stade toulousain. Ensuite, depuis plusieurs semaines, les joueurs de Gonzalo Quesada affichent de belles qualités sur des secteurs de jeu essentiels. Le triptyque conquête-défense-jeu au pied est en passe de devenir à Paris ce que le jeu de mains est au stade toulousain.

La meilleure mêlée de France

Laurent Sempéré, entraîneur des avants, a construit la meilleure mêlée de France, mais aussi l’alignement le plus performant, notamment en contre. Face au CO, les Stadistes ont volé pas moins de six ballons aux joueurs de Pierre-Henry Broncan. Le chiffre est pharaonique et se répète quasiment chaque week-end. Et que dire de la mêlée ? Giorgi Melikidze, dont on ne soulignera jamais assez la progression ces deux dernières années, a traversé Antoine Tichit quasiment durant tout le match, le pack parisien récupérant cinq pénalités sur l’exercice.

Quant à la défense, le travail de Paul Gustard n’est plus à présenter. Le Stade français est l’équipe qui a encaissé le moins d’essais (20) cette saison en Top 14. Un seul subi samedi contre le dernier finaliste du championnat. « On gère beaucoup mieux nos temps faibles que l’an dernier, confirme Kylan Hamdaoui. Nous sommes plus en confiance. Ce genre de match, l’an passé, au moindre de « break », ça se terminait dans notre en-but. Alors que cette saison, c’est plutôt l’inverse.»

Enfin, le jeu au pied. Entre l’intelligence situationnelle de Morgan Parra, excellent dans l’alternance même si il a tapé une fois directement en touche samedi, et le coup de pied de mammouth, conjugué à la précision face aux perches de Joris Segonds (100 % de réussite contre le CO), le Stade français est armé pour voir plus loin. Évidemment, Gonzalo Quesada préfère tempérer. Dans un rire profond, le manager a d’ailleurs lâché samedi soir : « Si quelqu’un s’enflamme, c’est un fou ».

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Arnaud BEURDELEY
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